Tourisme en Outre-mer : La Nouvelle-Calédonie vise les 200 000 touristes en 2025

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Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a fixé sa politique de développement touristique des services et des loisirs à l’horizon 2025. Le but ? Atteindre 395 milliards de Fcfp de recette totale, et 11 000 emplois directs d’ici sept ans. Un sujet de nos confrères de la Dépêche de Nouvelle-Calédonie, avec l’Agence Presse Pacifique.

Aujourd’hui, les chiffres font état de 120 000 touristes de long séjour et 500 000 croisiéristes par an en Nouvelle-Calédonie. À l’horizon 2025, l’archipel a pour objectif d’accueillir plus de 200 000 touristes de séjour et 1 200 000 croisiéristes par an.  Les revenus touristiques annuels, chiffrés à 23 milliards de Fcfp (près de 200 millions d’euros) en 2015, doivent doubler, tout comme le nombre d’emplois directs du secteur, qui compte aujourd’hui environ 5 500 emplois.

« En tant que deuxième secteur d’exportation du territoire, le tourisme constitue un outil incontournable pour rééquilibrer le rapport entre les exportations et les importations. Alternative au nickel, le tourisme est également un des principaux leviers de rééquilibrage économique de l’intérieur et des îles, grâce notamment à la création des emplois qu’il pourra générer ».

D’ici 2025, selon les projections réalisées par les professionnels lors des ateliers, près de 84 milliards de Fcfp (704 millions d’euros environ) seront investis dans le secteur par des investisseurs publics et privés, permettant d’engendrer un retour total de recettes estimé à 395 milliards de Fcfp (3,31 milliards d’euros environ) pour le territoire.

Sept préconisations ?

1.      Créer une agence de développement touristique de la Nouvelle-Calédonie qui aurait pour missions d’assurer la gouvernance de l’industrie du tourisme à l’échelle de la Nouvelle-Calédonie, et d’assurer la promotion internationale de la destination par une offre globale, cohérente et exhaustive. Cette agence regroupera les quatre exécutifs (élus du gouvernement et des trois provinces).

2.      Rendre la Nouvelle-Calédonie accessible en intensifiant les efforts prévus par les contrats de destination. Aussi, l’accès de la Nouvelle-Calédonie au statut de destination touristique agréée a déjà permis d’accueillir en février 2018 un premier vol charter en provenance de Chine.

3.      Adhérer aux organismes touristiques régionaux afin de renforcer la visibilité de la Nouvelle-Calédonie sur les salons internationaux et proposer des formations professionnelles aux acteurs du tourisme et aux étudiants.

4.      Soutenir la construction et la rénovation des hébergements hôteliers, mais aussi rechercher des investisseurs locaux et internationaux, en vue de créer cinq cents clés supplémentaires par des mécanismes d’incitation fiscale.

5.      Soutenir la professionnalisation des opérateurs touristiques, en favorisant la création d’emploi et la formation. A déjà abouti la refonte de la formation d’agent de tourisme afin de la rendre cohérente avec l’évolution de la demande.

6.      Mettre en place un plan croisière afin d’accompagner le développement de cette activité, en coordonnant l’action des différents opérateurs en vue d’améliorer l’image de la destination par rapport à nos concurrents.

7.      Sensibiliser la population locale aux effets bénéfiques du tourisme dans une logique de développement durable et de rééquilibrage.

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