Sommet France-Océanie : Les îles Cook visent 100% d’énergies renouvelables

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A l’orée du 4ème Sommet France-Océanie, Outremers360 vous invite à découvrir l’archipel des îles Cook, situé en Polynésie occidentale. Pour faire face aux problématiques liées au changement climatique et préserver ses paysages somptueux, l’archipel s’est fixé pour objectif d’être en autosuffisance énergétique en 2020.

A la veille du 4ème Sommet France-Océanie, la rédaction d’Outremers360 vous invite au voyage. Direction l’archipel des îles Cook, situé en Polynésie occidentale, à environ 1500 km au sud-ouest de Tahiti. L’île principale est Rarotonga, dans laquelle se situe la capitale Avarua, et la population totale de l’archipel est estimée à 21 923 habitants. Etat-associé à la Nouvelle Zélande et reconnu des Nations Unies mais non-membre de celle-ci, l’archipel dispose d’une très large autonomie depuis 1965, gérant ses affaires internes et externes. Petite particularité, les îles Cook sont une monarchie parlementaire, la Reine étant Elizabeth II, puisque les îles furent une colonie anglaise. L’archipel compte 15 îles à la géomorphologie variée. On y trouve des îles hautes, des atolls surélevés ou encore de simples atolls. L’archipel maintient des liens étroits avec ses voisins du Pacifique avec qui il partage des bases culturelles et linguistiques et des paysages à couper le souffle. Mais il fait également face à de nombreuses problématiques liées à l’économie, au changement climatique et à la montée des eaux.

L'archipel des îles Cook, en Polynésie occidentale ©Graphicmaps.com

L’archipel des îles Cook, en Polynésie occidentale ©Graphicmaps.com

C’est une réalité pour tous les petits pays du Pacifique. Ils font face au réchauffement climatique et luttent pour leur survie en réduisant au mieux leurs émissions en CO2. Ainsi en 2011, l’archipel des îles Cook inaugure son programme ambitieux visant à développer les énergies renouvelables sur son territoire. Le but ? Arriver à 100 % d’énergies renouvelables en 2020 et par conséquent, être en autosuffisance énergétique. Parmi les grands projets qui lui permettront d’y arriver figure la construction d’une centrale électrique solaire de 2 MW et des parcs à éoliennes d’une valeur de 50 000 euros environ. Pour subvenir aux besoins des habitants des 15 îles, d’autres projets sont à l’étude ou ont déjà débutés, comme des générateurs solaires pour les îles les plus éloignées. Le gouvernement mené par le Premier ministre Henry Puna semblent optimistes pour atteindre les objectif fixés en 2011.

Les autorités de l’archipel peuvent bien évidemment compter sur de nombreux soutiens afin de mener à terme ses projets et son objectif. Il bénéficie notamment du Programme régional océanien de l’environnement à travers la réduction des gaz à effets de serre dans le Pacifique grâce aux énergies renouvelables (Pacific Islands Greenhouse Gas Abatement through Renewable Energy Project (PIGGAREP)). Le fond japonais pour l’environnement a aussi apporté son soutien sur les projets de générateur solaires dans les îles éloignées de l’archipel. La Nouvelle Zélande participe bien naturellement aux projets de transition énergétique. Cette année, Henry Puna et Murray McCullie, ministre des affaires étrangère néo-zélandaise, ont inauguré un projet de plus de 1800 panneaux solaires : 672 sur les îles de Penrhyn et 1134 sur l’île de Manihiki. Un projet estimé à 15 millions de dollars US.

L'archipel investit principalement dans les énergies solaires et éoliennes ©powersmartsolar

L’archipel investit principalement dans les énergies solaires et éoliennes ©powersmartsolar

Si Henry Puna ne cesse de rappeler la ligne de conduite en terme d’énergie pour les îles du Pacifique, d’autres archipel ont aussi sauté le pas. C’est le cas de Tokelau et Tuvalu, mais aussi de la Nouvelle Zélande, qui fait figure d’exemple dans la matière. En 2013, le gouvernement de la Polynésie française tablait sur 50% d’énergies renouvelables d’ici 2020, un engagement qui reste encore à démontrer, pour l’heure. Dans le Pacifique, le réchauffement climatique prend une envergure considérable. La plupart des îles étant des atolls, la montée des eaux rend les Océaniens vulnérables, d’avantage en saison chaude où les cyclones sont fréquents. On parle aujourd’hui de réfugiés climatiques, terme tristement inspiré du sort qui attend les insulaires du Pacifique si rien est fait pour réduire la vitesse du réchauffement climatique. Le Sommet France-Océanie et la COP 21 seront deux grandes occasions pour les états insulaires du Pacifique de faire entendre leur voix.

Les insulaires du Pacifique sont les premiers touchés par la montée des eaux. Ici, les îles Bikini, qui ont déjà demandé asile aux Etats-Unis ©Giff Johnson / AFP

Les insulaires du Pacifique sont les premiers touchés par la montée des eaux. Ici, les îles Bikini, qui ont déjà demandé asile aux Etats-Unis ©Giff Johnson / AFP

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