Seychelles : Une passation de pouvoirs sous tension

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Après la défaite de son parti aux élections législatives, James Michel le président  démissionnaire de l’archipel seychellois doit remettre son titre à son vice-président  Danny Faure. Mais, l’opposition réclame une nouvelle élection présidentielle. 

Après 12 ans à la tête de l’Etat, James Michel cède sa place à son vice-président Danny Faure qui sera nommé lors d’une cérémonie prévue ce dimanche en fin d’après-midi, au palais présidentiel de Victoria, comme le stipule la Constitution. Une passation qui ne satisfait pas l’opposition, menée par Wavel Ramkalawan. Ce dernier souhaite que le nouveau président organise un nouveau scrutin présidentiel. «Les Seychelles doivent avoir un président qui soit directement élu par le peuple», a récemment déclaré le leader de l’opposition à l’Assemblée nationale. Or, Danny Faure entend mener à son terme le mandat de cinq ans obtenu fin 2015 par James Michel.

Le premier réel face à face entre M. Faure et l’opposition aura vraisemblablement lieu mardi au Parlement. Le président devrait alors y présenter sa politique générale et les observateurs s’attendent à ce qu’il soumette aux députés un nouveau gouvernement, dont un nouveau vice-président. Le 8 octobre dernier,  l’opposition a organisé une mobilisation dans les rues de la capitale  pour défendre une alternance politique. «Il y a de l’abus dans notre Constitution et ce que nous demandons, c’est que la disposition 55.1 (de la Constitution, ndlr) soit amendée pour que l’on ne puisse plus passer le pouvoir à une autre personne», a déclaré Wavel Ramkalawan, rappelant qu’en 2004 déjà, M. Michel avait accédé au pouvoir suite à la démission de France Albert René avant la fin de son mandat.

Sous l’impulsion de l’opposition, le Parlement a adopté il y a deux semaines un texte, non contraignant pour l’exécutif, demandant une modification en ce sens de la Constitution.

Le président des Seychelles a le droit de dissoudre l’Assemblée nationale une fois au cours de son mandat, et de convoquer de nouvelles élections législatives. S’il veut dissoudre l’Assemblée une deuxième fois, il doit alors également convoquer une nouvelle présidentielle.

Avec AFP

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