Pont de l’Oyapock: Une ouverture partielle prévue fin janvier

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Ce lundi 16 janvier, un essai technique concluant a été réalisé sur le Pont de l’Oyapock. L’ouverture partielle du pont reliant la Guyane au Brésil, achevé en 2011, est « imminente »: fin janvier ou au maximum début février.

En présence du gouverneur le l’Amapa, Etat brésilien voisin de la Guyane, du Président de la Collectivité territoriale de Guyane Rodolphe Alexandre et du Préfet Martin Jaeger, l’ exercice de simulation réalisé ce lundi 16 janvier avec des véhicules légers volontaires s’est avéré concluant. Le Pont de l’Oyapock devrait donc partiellement être ouvert, pour les véhicules légers notamment, dès la fin du mois de janvier voir début février. Le ministre des Affaires étrangères du Brésil a fait savoir sa volonté d’assister à cette première ouverture et la ministre des Outre-mer Ericka Bareigts est pressentie pour l’accompagner. Quoiqu’il en soit, la partie française du pont est achevée. « Nous avons installé sur place les effectifs de douane, de police, en somme tout le personnel nécessaire à l’ouverture de ce pont envisagée depuis 2011″, confirme Véronique Bertile, Ambassadrice déléguée à la coopération régionale zone Antilles-Guyane.

Des détails techniques à achever du côté du Brésil

Pour l’ouverture totale du pont, c’est à dire pour les camions transportant des marchandises, il faudra attendre encore un petit moment. « La circulation des camions et tous les échanges commerciaux, ce sera dans un deuxième temps à l’ouverture totale, quand nous aurons réglé la question des assurances », explique Véronique Bertile. « Le tarif des assurances côté français est rédhibitoire pour les brésiliens et à l’inverse, les garanties offertes par les assurances brésiliennes ne sont pas satisfaisantes pour les français. Donc il y a une incompatibilité dans le système des assurances. On travaille à des solutions comme par exemple une assurance frontières comme ce qui avait été fait avec le Surinam ».

Du côté français, les infrastructures comme les postes de frontières sont prêtes ©DR

Du côté français, les infrastructures comme les postes de frontières sont prêtes ©DR

D’autres détails techniques sont encore à régler, notamment du côté brésilien: « goudronner la route entre Oyapock et Macapa, terminer la construction du poste de frontière et le personnel de douane à affecter ». Mais la volonté des autorités brésiliennes de développer le nord du pays et l’Etat de l’Amapa fait accélérer le dossier. Un développement qui « passe par l’ouverture de ce pont et les échanges transfrontaliers avec la Guyane française. Il y a une conjonction de volontés politiques qui fait que nous sommes à la veille de l’ouverture du pont », assure Véronique Bertile. Une prochaine Commission mixte de transport est prévue à la mi-février afin d’apporter des solutions aux derniers problèmes techniques pour une ouverture totale « imminente ».

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En attendant, un deuxième exercice est prévu ce jeudi, avec cette fois-ci, la simulation d’un accident de poids lourds afin de tester la réactivité des autorités brésiliennes et françaises. Le Pont de l’Oyapock, « qui devenait symboliquement plus un mur qu’un pont », devrait donc ouvrir en 2017, voire même avant la fin du quinquennat de François Hollande. Ce qui devrait mettre un point final à ce projet vieux de 20 ans et qui avait du mal à se concrétiser.

Pont de l’Oyapock: Un projet vieux de 20 ans

Le projet du Pont de l’Oyapock reliant la Guyane au Brésil remonte à 1997. Il est initié par l’ancien Président de la République Jacques Chirac et son homologue brésilien Fernando Cardoso, lors du Sommet France-Brésil à Saint-George de l’Oyapock. Il faudra attendre 2007 pour qu’une loi autorisant sa construction soit adoptée. Le coût du projet faisant 378 mètres de long, financé par la France et le Brésil, est alors de 50 millions d’euros. Alors qu’il est achevé depuis 2011, plusieurs ouvertures successives sont repoussées, du fait notamment du changement de présidence au Brésil. La dernière annonce d’ouverture remonte à fin 2016. L’actuel Président de la République François Hollande avait souhaité l’inaugurer avant la fin de son quinquennat, ce qui est aujourd’hui possible au regard des « conjonctions de volontés politiques » que ce soit au niveau de la France, du Brésil mais aussi des élus politiques de Guyane.

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