Polynésie française: L’AFD présente deux études sur les atolls et les communes

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Mercredi 19 avril, l’Agence française de développement a présenté deux publications issues d’études scientifiques qu’elle a financé, rapporte Tahiti-infos. L’une concerne « Les Atolls du Pacifique face au changement climatique » et la seconde « la République, le Pays et le Tāvana (maire, ndlr) ».

« L’appropriation par les communes des politiques publiques »

La première, « La République, le Pays et le Tāvana » est un travail collectif et de terrain mené par les socio-anthropologues du Centre de recherches insulaires et observatoire de l’environnement (Criobe) et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Les chercheurs se sont déplacés dans l’archipel des Marquises, des Tuamotu et dans les Îles-du-Vent afin d’observer « l’appropriation par les communes des politiques publiques ». « Cette étude se concentre sur trois grands secteurs des politiques publiques en Polynésie française : l’aménagement du territoire/équipement infrastructure, le logement social et le tourisme ». Sur le plan institutionnel, ces trois compétences relèvent de la Polynésie française et « leur mise en œuvre, leurs impacts et leur acceptation par la population concernent directement les communes ».

La seconde étude concernait « Les Atolls du Pacifique face au changement climatique ». Celle-ci a été présentée comme « un travail pluridisciplinaire réunissant géographie, anthropologie, histoire et archéologie, confié au Criobe et à l’Université de la Polynésie française ». Restituée pour la première fois en juin 2015, elle a été réalisée dans le cadre de la COP 21, qui a eu lieu en décembre de la même année. « Cet ouvrage identifie et compare les déterminants de la résilience socio-environnementale d’atolls du Pacifique se trouvant dans une situation différente du point de vue politique et culturel (francophones/anglophones), mais néanmoins très proches en ce qui concerne leurs ressources naturelles, leur peuplement et leur histoire », détaille Tahiti-infos.

La coprahculture intensive: un danger pour les atolls

L’un des enseignements de cette seconde étude concerne notamment l’érosion des atolls et la coprahculture, très répandue dans l’archipel des Tuamotu en Polynésie française. En effet, la concentration de la coprahculture et l’agrandissement des cocoteraies participeraient à l’appauvrissement des sols et donc à l’érosion des atolls. « Les brûlis pratiqués par la population vont enlever la végétation littorale qui protège normalement le sable de l’érosion aggravant ainsi le phénomène d’érosion côté atoll », explique l’anthropologue Frédéric Torrente. L’ouvrage met en avant « un retour aux pratique agricoles traditionnelles » comme une des solutions à l’érosion, à la montée des eaux et autres phénomènes dus au changement climatique.

L’Agence française de développement: réfléchir aux « politiques de développement »

« Notre nom, c’est Agence française de développement. Cela veut dire que nous ne sommes pas des banquiers au sens simple du terme. Nous ne faisons pas que du financement, nous réfléchissons aussi aux politiques de développement et elles supposent que l’on s’adapte toujours au plus près du contexte local. Pour ça nous avons besoin de faire des études, de faire de la recherche et surtout de travailler avec des chercheurs locaux, des universitaire locaux, des instituts de recherche, nous le faisons régulièrement », explique Thierry Paulais, directeur de l’AFD en Polynésie française.

L'agence AFD de Papeete, où les études publiées par l'AFD sont disponibles à la demande ©Tahiti-infos

L’agence AFD de Papeete, où les études publiées par l’AFD sont disponibles à la demande ©Tahiti-infos

Ces études « nous aident à améliorer la qualité de nos démarches et de nos investissements et puis ça éclaire aussi des recommandations ou des discussions que l’on peut avoir avec les autorités du Pays dans notre activité de conseil et d’appui aux politiques publique », justifie Thierry Paulais.

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