Politique: Les députés ultramarins « cumulards » ont officiellement cessé leur mandat local

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Sur les 27 députés ultramarins élus le 19 juin dernier,  9 exerçaient  un mandat exécutif local. Mais la loi du non-cumul effective depuis fin mars dernier, contraint ces derniers à abandonner leur mandat le plus ancien. Ainsi Gabriel Serville (Guyane ), Bruno Nestor Azérot (Martinique), Thierry Robert (La Réunion), Hélène Vainqueur-Christophe ( La Guadeloupe), Philippe Dunoyer (Nouvelle-Calédonie) et Nicole Sanquer et Moetai Brotherson  (Polynésie française) ont du procéder à la passation de leur pouvoir local.

On connaît tous ou presque les noms de ceux qui succèdent à ces maires réélus députés en juin dernier.   En Guadeloupe, la députée de la 4ème circonscription Hélène Vainqueur Christophe a cédé  le 15 juillet dernier son écharpe de maire de la commune de Trois-Rivières à Jean-Louis Francisque.

Dans la ville de Sainte-Marie en Martinique, le député de la 1ere circonscription Bruno Nestor Azérot , touché également par la loi du non-cumul des mandats a transmis son écharpe de maire à Réné Vanétar le 11 juillet dernier.

A la Réunion, Thierry Robert, élu maire de Saint-Leu en 2008, a choisi le réseau social Facebook pour annoncer sa démission. Lors de sa déclaration de candidature pour les élections législatives en janvier dernier, Thierry Robert avait désigné comme successeur son 10ème adjoint Bruno Domen. Un conseil municipal est prévu prochainement pour confirmer ce choix.

Le député de la 4ème circonscription  David Lorion a également rendu son écharpe  de premier adjoint de la ville de Saint-Pierre. Le site Clicanoo affirme qu’il aurait aussi remis « sa lettre de démission de vice-président délégué au développement économique, à l’aménagement du territoire, aux grands équipements et schéma d’aménagement régional (SAR) ».

Ces quatre députés ont tous précisé qu’ils continueraient de  siéger au sein de leur conseil municipal respectif.

Gabriel Serville et Phillipe Dunoyer bénéficient d’un délai supplémentaire

Les députés disposaient jusqu’au 19 juillet pour quitter leur mandat d’exécutif local, mais deux députés ultramarins conservent encore pour quelques jours leur poste de maire ou de membre du gouvernement.

Le successeur du maire de Matoury Gabriel Serville  n’est pas pour l’heure connu. En cause, un recours déposé à l’encontre de l’élection de Gabriel Serville, le 30 juin dernier. Une procédure qui suspend la passation. Depuis le début du mois de juillet, la municipalité de Matoury connaît plusieurs remous. Gabriel Serville a déposé, au nom de la mairie de Matoury, une plainte avec constitution de partie civile contre son prédécesseur, Jean-Pierre Roumillac. Il accuse ce dernier d’avoir commis « plusieurs faits délictueux »  entre 1991 et 2015. De plus, une élue a quitté la les rangs de la majorité récemment.

Situation identique en Nouvelle-Calédonie où le député Philipe Dunoyer qui occupait aussi la fonction de porte-parole et ministre du budget, devait quitter le gouvernement calédonien. Mais deux recours déposés par Manuel Millar contre l’élection des deux députés du parti Calédonie Ensemble repoussent d’un mois, la date effective de son départ du gouvernement.

En  Polynésie Française, pas de nouvelles nominations dans le gouvernement Fritch

Nicole Sanquer, élue députée le 18 juin dernier a démissionné de son poste de Ministre de l’Education, de la Jeunesse et des Sports au sein du gouvernement Fritch. C’est son ancienne  collègue Tea Frogier, ministre du Travail qui  a hérité des dossiers de l’éducation et de la jeunesse. La députée de Polynésie française Nicole Sanquer restera  toutefois  représentante à l’Assemblée de la Polynésie française.

Le député Moetai Brotherson, 3ème adjoint à la mairie de Faa’a (administrée par le leader indépendantiste Oscar Temaru depuis 1986), a été remplacé par Tetuahau Temaru, fils du maire.

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