Ouragan Matthew : L’aide de la France envers Haïti encore insuffisante selon Jean-Marc Ayrault

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© La France en Haïti

Deux mois après le passage de l’Ouragan Mathew en Haïti, le Ministre des Affaires Etrangère Jean-Marc Ayrault s’est rendu dans la ville de Jérémie fortement ravagée le 4 octobre dernier pour assurer du soutien et l’aide de Paris au pays.

Le Ministre des Affaires Etrangères Jean-Marc Ayrault a estimé que la France doit faire des efforts pour accompagner les pays en développement. « Quand on voit des situations comme celle d’Haïti, ce peuple qui est dans la misère, je pense que la France doit être consciente qu’elle peut faire mieux.  Je ne dirais pas plus, mais mieux. C’est-à-dire que l’aide soit efficace, et ça veut dire passer par les acteurs locaux, par les ONG, s’assurer que l’aide soit mise en œuvre en partant des vrais besoins », a ajouté le ministre français lors de sa visite. Aujourd’hui, la France ne verse 0,4% de son revenu brut national pour l’aide au développement. Or, ce pourcentage est loin de celui fixé par le sommet du G20 à Doha en 2008, soit 0,7%. Lors d’une conférence de presse, le ministre des Affaires Etrangères Jean-Marc Ayrault a indiqué mettre Haïti sur la liste des pays prioritaires de l’aide publique au développement. Depuis le passage de l’Ouragan Matthew, sur les 139 millions de dollars nécessaires, seuls 64 millions ont pour l’heure ont été récoltés. En Haïti, depuis le scandale de l’argent de la reconstruction après le séisme de 2010, la population nourrit une certaine méfiance envers les aides internationales après le passage de l’ouragan Matthew.  

Dès le 10 octobre, l’aide humanitaire française fournie par le gouvernement et les ONG, et coordonnée par le centre de crise et de soutien (CDCS) du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, est arrivée en réponse à l’appel lancé par Haïti, et a été très rapidement déployée dans les régions les plus sinistrées.  Les principaux domaines d’action de l’aide humanitaire française ont été la production et distribution d’eau potable, l’appui à la réponse aux risques sanitaires et l’apport de matériel de première urgence.Deux avions ont été affrétés par l’Etat pour le fret et pour la reconnaissance.

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