Ouragan Maria: Les dispositions de l’état de catastrophe naturelle suscitent la colère des élus guadeloupéens

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© Twitter Kokonuts

L’oubli de certaines communes sinistrées du département par l’ouragan Maria dans les listes des communes concernées par l’état de catastrophe naturelle, a fait bondir les élus locaux. Ces derniers ont notamment appelé le Premier Ministre à « revoir sa copie ».

Dans l’arrêté d’état de catastrophe naturelle publié dans le Journal officiel samedi, l’Etat ne cite que les communes de l’archipel des Saintes dans la mention « Vents cycloniques du 18 septembre 2017 au 19 septembre 2017 ». Une décision qui a suscité l’indignation auprès des quatre députés de Guadeloupe. Dans un communiqué commun, ils réclament à la Ministre des Outre-mer « l’extension de l’arrêté du 22 septembre 2017 portant reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pris à la suite de l’ouragan Maria. « Cependant, il (l’arrêté d’état de catastrophe naturelle, ndlr) restreint les dommages liés aux vents cycloniques aux seules communes de Terre de Bas et de Terre de Haut….Or, des vents puissants ont touché les autres communes du territoire et ont causé des dégâts importants comme ça a été le cas dans tout le sud de la Basse-Terre ou encore à Marie-Galante par exemple »,déclare le document.

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Le Maire de la ville de Saint-François Laurent Bernier parle de « grave offense » de cette reconnaissance « partielle » de la part du gouvernement.

Réaction également du président de la Région Guadeloupe, Ary Chalus. « À l’instar de tous les Guadeloupéens, je reçois avec mécontentement l’arrêté de catastrophes naturelles pris par le Premier ministre », déclare-t-il dans un communiqué.

« Une reconnaissance une fois les expertises d’urgence complétées »

A Matignon, le Premier Ministre a tenu à répondre à cette polémique dans un communiqué. Edouard Philippe avance dans un communiqué que « d’autres communes et collectivités non concernées par cet arrêté pourraient également bénéficier de cette reconnaissance une fois les expertises d’urgence complétées ».

Le chef du gouvernement invoque également l’activation du fonds de secours par la Ministre des Outre-mer Annick Girardin. « Ce dispositif permet d’indemniser les dégâts matériels non assurés des particuliers sous conditions de ressources, des petites entreprises, des collectivités locales ainsi que les pertes de fonds et de revenus des exploitants agricoles ». Edouard Philippe a également rappelé que « le taux de pénétration des assurances n’est que de 50% aux Antilles. »

Selon l’arrêté publié au journal officiel, l’état de catastrophe naturelle est reconnu pour des dommages causés les 18 et 19 septembre par les inondations et coulées de boue, les inondations par choc mécanique des vagues et les vents cycloniques. La reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle permet aux habitants des communes concernées d’être indemnisés au titre de cette garantie dans les limites et conditions des contrats d’assurance souscrits.

Avec AFP

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