Nouvelle-Calédonie : le FLNKS en ordre de bataille pour les provinciales du 12 mai

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©Facebook / FLNKS (Archives)

Les indépendantistes du FLNKS ont lancé samedi à Nouméa leur campagne pour les élections provinciales du 12 mai prochain, dont ils veulent faire « un tremplin » pour le référendum sur l’indépendance de 2020. 

Le 4 novembre dernier, les indépendantistes de Nouvelle-Calédonie ont rassemblé 43,3% des voix lors du premier référendum d’autodétermination prévu par l’Accord de Nouméa. Un score nettement supérieur aux pronostics des sondages et de leurs adversaires loyalistes. « Les élections du 12 mai doivent servir de tremplin pour le référendum de 2020″, a déclaré Victor Tutugoro, l’un des leaders de la coalition indépendantiste, qui ambitionne de contrôler le Congrès de l’archipel (28 sièges sur 54) et son gouvernement.

Dans cet objectif, Daniel Goa, porte-parole du FLNKS (Front de libération nationale kanak socialiste) a appelé à « l’unité totale » devant quelque 350 militants. « C’est compliqué pour tout le monde mais c’est le prix de notre lutte », a-t-il lancé alors que les deux locomotives du FLNKS, l’Union Calédonienne (UC) et le Palika, entretiennent des divergences. « Nous devons prendre une part active à la gestion de nos collectivités (…). L’heure n’est plus à la division et les enjeux sont de taille : exclusion, paupérisation, inégalités, fuite des capitaux… », a déclaré Daniel Goa, également président de l’UC.

Le FLNKS dirige actuellement deux des trois provinces, celle du Nord et celle des îles Loyauté, tandis que la droite non-indépendantiste, fragmentée, est majoritaire à l’assemblée de la province Sud (75% de la population) et au Congrès calédonien, qui rassemble de façon proportionnelle les trois assemblées de province.

« Impliquer la jeune génération »

Lors de ce congrès, le FLNKS devrait arrêter les candidats de ses listes, une par province, fruit de plusieurs semaines de négociations serrées. La coalition présentera une liste unitaire dans la province Sud, tandis que dans les deux autres provinces, l’Union Calédonienne et l’UNI-Palika iront chacun sous leurs couleurs. « Il s’agit de choix stratégiques. Il y a deux listes dans le nord et les îles pour ne pas déstabiliser notre électorat, on sera plus fort comme ça pour maintenir la dynamique du 4 novembre », a justifié l’élu Alosio Sako.

Alors que la jeunesse kanak s’est fortement mobilisée lors du référendum du 4 novembre, les leaders du FLNKS ont promis « d’impliquer la jeune génération, qui donne du sens à notre revendication de pleine souveraineté ». Selon des sources internes, les caciques des partis devraient toutefois truster les têtes de listes. « On a besoin de l’expérience des vieux, les jeunes sont d’accord », a confié une militante bien que d’autres raillent un parti « Jurassic park ».

Un processus de décolonisation par étapes, régi par l’Accord de Nouméa (1998), est en cours en Nouvelle-Calédonie. Il prévoit la possible tenue d’un deuxième (2020) puis d’un troisième référendum (2022), durant le mandat qui s’ouvrira le 12 mai prochain.  Il faudra alors qu’un tiers des représentants (18 élus) du Congrès de Nouvelle-Calédonie pour voter la tenue de ces deux autres référendums. Actuellement, les indépendantistes occupent 23 sièges au Congrès (UNI, UC-FLNKS et LKS). Le FLNKS plaide pour « une indépendance en partenariat avec la France ».

Avec AFP.

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