Nouvelle-Calédonie : La CPME demande un « strapontin » au Comité des Signataires

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Au lendemain du référendum d’autodétermination du 4 novembre en Nouvelle-Calédonie, la CPME calédonienne, par la voix de sa présidente Chérifa Linossier, demande de pouvoir participer au prochain Comité des Signataires qui aura lieu en décembre. 

Une demande qui fait suite à la déclaration du Premier ministre le 5 novembre, souhaitant mettre « les enjeux économiques et sociaux » au premier plan du prochain Comité des Signataires post-référendum, qui doit se tenir à Paris en décembre. « Nous demandons depuis longtemps d’avoir un « strapontin » lors de ces comités afin que les politiques puissent prendre des décisions en fonction des réalités et des besoins exprimés par la société civile que nous représentons. Nous n’avions jusqu’à présent peu été entendus, nous espérons l’être aujourd’hui pour construire demain », confie Chérifa Linossier, président de la CPME, jointe par la rédaction de Outremers360. Pour Chérifa Linossier, la déclaration du Premier ministre au lendemain du référendum est « très réaliste » : « le politique et juridique nous ont pris énormément de temps au détriment de décision du quotidien », estime-t-elle.

Dans une précédente interview à Outremers360, Chérifa Linossier disait son souhait de voir la Nouvelle-Calédonie « motiver » les « autres leviers de croissance économique ». « Au même titre que les politiques ont travaillé sur un projet commun de stratégie minière, nous demandons que les mêmes réflexions soient faites pour chaque filière au niveau du pays et non pas qu’au niveau des provinces », a-t-elle précisé. Selon elle, outre la mine, plusieurs autres secteurs économiques présentent des potentiels de développement : « l’agroalimentaire, l’industrie de transformation, le numérique, la pêches, les services notamment l’économie de la connaissance », cite Chérifa Linossier. « Les acteurs économiques sont prêts à relever les défis c’est pour cela qu’il faut que nos représentants politiques prennent des mesures concrètes en faveur de ce développement et surtout en restant à l’écoute du tissu économique réels et prendre plus en compte l’intégration régionale en favorisant également l’export », indique encore Chérifa Linossier.

Jusqu’ici, et malgré des précédents Comité des Signataires portés sur l’économie et notamment du nickel, aucun acteur ni représentant de l’économie calédonienne n’a participé à ce rendez-vous institutionnel et politique ayant pour but de suivre l’application de l’Accord de Nouméa avant et après le référendum de 2018.

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