Logement: La députée de la Réunion Ericka Bareigts réclame un moratoire sur l’accession sociale à la propriété dans les Outre-mer

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La députée Nouvelle gauche de La Réunion et ex-ministre des Outre-mer Ericka Bareigts a de nouveau interpellé mercredi le gouvernement sur la fin de l’accession sociale à la propriété dans les Outre-mer, lui demandant d’admettre qu’il s’était « trompé », après plusieurs questions similaires la semaine dernière.

S’exprimant lors des questions au gouvernement, la députée a réclamé la mise en place d’un « moratoire ». « Les conséquences de la suppression des allocations logement accession sont d’ores et déjà inquiétantes. De nombreuses familles, déjà engagées par la signature de leur contrat d’accession qui attendaient depuis 8 à 15 ans, viennent me voir car elles sont désemparées par l’arrêt brutal et soudain de ces aides. Ce sont autant de projets de vie injustement fracassés », a assuré la députée.
Selon elle, « ces allocations ont permis à 33.000 familles de sortir de l’habitat insalubre ». Elles permettaient aussi « de soutenir nos artisans et commerçants », a-t-elle ajouté, soulignant que « la Confédération nationale du logement chiffre les pertes à 100 millions pour la seule économie réunionnaise en 2018 ».

Mercredi dernier, deux autres députés de La Réunion, Huguette Bello (PCF) et David Lorion (LR), s’étaient déjà inquiétés de la fin de l’accession sociale à la propriété dans les Outre-mer, qu’ils avaient qualifiée de « violence » contre les familles
et de « régression sociale ».Le secrétaire d’État Julien Denormandie a de nouveau répondu que le gouvernement avait « pris en compte la spécificité des territoire d’Outre-mer ». Il a souligné que sur l’accession à la propriété, « il existait une multitude d’outils », dont l’Allocation logement accession, mais que le gouvernement avait fait le choix de renforcer plutôt « le prêt taux zéro », « le principal outil qui permet l’accession à la propriété, y compris dans les Outre-mer ».

Avec AFP

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