Livres en Outre-mer: L’Edition polynésienne en pleine introspection

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©Khadidja Benouataf

En 2017, le livre en Polynésie fête ses 200 ans. Comment se porte l’édition polynésienne ? Quels sont ses défis ? Plongée dans un secteur en pleine introspection avec un dossier de Sylvie Jullien-Para pour le Dixit Magazine, partenaire d’Outremers360.

À l’heure où le développement personnel connaît un succès exponentiel pour nous aider à vivre mieux, nous avons trouvé un produit miracle, naturel, capable à lui seul de développer nos capacités cognitives – notamment notre intelligence, notre imagination, nos facultés d’anticipation, d’analyse et de concentration – de favoriser le sommeil, réguler le stress, d’offrir des solutions à de nombreuses situations et défis, de créer du lien social… Il est en outre totalement nomade et tient peu de place. Son nom ? Le livre ! En deux cents ans d’histoire, le livre s’est imposé dans nos îles, mais il est aujourd’hui en difficulté et n’a pas la place qu’il mérite pour des raisons multiples.

Un chiffre d’affaire global en déclin

L’édition en Polynésie est née il y a deux siècles, précisément en 1817 à Moorea, grâce à l’œuvre des missionnaires (voir encadré). Si le secteur s’est développé, il a connu et connaît toujours de nombreuses crises et fluctuations. En 10 ans (2005/2015) selon des statistiques de l’ISPF (voir encadré), l’édition de livres a perdu 31,8 % de ses structures et 14,4 % de ses emplois. Durant cette même décennie, le chiffre d’affaires global a diminué de 44,5 %, passant de 139,6 millions de Fcfp en 2005 à 77,4 millions en 2015. Selon une enquête de l’Association des éditeurs de Tahiti et des îles (AETI) réalisée entre août 2015 et juin 2016, si l’évolution à la baisse du chiffre d’affaires du secteur est sensible, les structures éditoriales ne sont pas toutes logées à la même enseigne : sur neuf entités membres de l’association (voir encadré), certaines connaissent une progression de leur activité, d’autres une stagnation ou une régression.

Livres des éditions Au Vent Des Îles ©Khadidja Benouataf

Livres des éditions Au Vent Des Îles ©Khadidja Benouataf

L’une des explications avancées par l’AETI pour expliquer cette disparité est relative à l’activité des maisons d’édition, qui varie en termes de frais de personnel (seulement trois ont des salariés), de titres à leur catalogue (de 8 à 200), de tirage (publication de 1 à 15 titres par an, avec un tirage variant d’une centaine d’exemplaires à 5 000) et de diffusion (hors Polynésie, voir encadré). Les charges à supporter ne sont donc pas identiques d’une structure à l’autre.

Un facteur commun en revanche : « L’activité éditoriale est autofinancée par l’ensemble des structures, en particulier celles en SARL, dont les gérants ont souvent recours au financement par apports personnels directs et permanents pour maintenir à flot leur activité ». Et hors AETI, la situation est identique, comme en témoignent Arnaud Jordan et Cécile Koessler des Éditions Présumées : « Ne pas faire partie de l’AETI parce que nous sommes sous le régime associatif ne facilite pas nos démarches vers l’extérieur. Et pour nous aussi ce sont nos petites économies personnelles qui financent l’édition de nos ouvrages. Nous travaillons par passion de « l’objet » livre. Cécile a commencé l’aventure en fabriquant des pièces uniques à la main et du papier recyclé au fond de son jardin ! ».

©Dixit Magazine

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« Difficultés du secteur » ne rime pourtant pas avec « atonie ». Si, en valeur, l’activité des maisons d’éditions connaît des difficultés, l’on n’a jamais atteint de tels volumes et une telle diversité d’ouvrages, comme en témoigne Flora Devatine, auteure, membre de l’Académie tahitienne, initiatrice et cofondatrice de la revue Littérama’ohi qui promeut les auteurs originaires du fenua : « Depuis 2002, qui est mon point de repère correspondant à la date de lancement du premier numéro de Littérama’ohi, des maisons d’édition se sont développées, ont pignon sur rue pourrait-on dire, et participent aux salons du livre locaux, nationaux, parfois internationaux ; il y a de plus en plus de livres qui sont publiés par des professionnels et par de petites maisons d’édition ou à compte d’auteur ; il y a un choix plus grand de livres proposés au public, dans plusieurs domaines ; il y a, et c’est nouveau, un choix exceptionnel de livres d’écrivains océaniens, anglophones, francophones ; il y a, en fin de compte, et au total, et dans l’ensemble de tout ce qui est édité, bien plus d’ouvrages proposés à la vente et réellement vendus qu’il y a une quinzaine d’années ! ». Peut-être serait-ce l’une des explications aux difficultés des structures éditoriales : « trop de livres tuent le livre »…?

Pour Robert Koenig des Éditions Haere Po, il n’y a pas non plus à proprement parler « de crise du livre », plutôt « un réajustement de l’offre et de la demande locales qui se fait malheureusement au détriment des librairies de la place. Quant au pourcentage de chiffre d’affaires je ne peux rien dire car faire un livre, le réaliser et l’imprimer à Tahiti est, pour Haere Po, d’abord un choix « personnel » et pas toujours économique… »

Enfin, certains secteurs tirent mieux leur épingle du jeu, à l’instar de la littérature jeunesse : en 1986, Guy Wallart et une bande d’amis enseignants, constatant avec impuissance un gros problème de lecture auprès de leurs élèves et une absence totale de livres jeunesse pour les enfants polynésiens, ont décidé de combler ce vide. Les Éditions des mers australes affichent depuis une belle santé avec plus de 70 titres pour enfants et adolescents et des collections plébiscitée, telles « à tue tête » (14 Comptines de Tahiti, Noël sous les étoiles de Tahiti, 14 Nouvelles comptines de Tahiti…) qui s’est vendue à plus de 20 000 exemplaires.

Coûts de fabrication élevés et problèmes de diffusion

Le coût de fabrication du livre serait l’un des paramètres majeurs expliquant les tensions financières des certaines structures éditoriales : pour réaliser un ouvrage, trois étapes sont en effet nécessaires (voir encadré) et prennent de huit mois à plusieurs années, « engendrant des frais importants alors que le titre n’a pas encore été introduit sur le marché », précise l’enquête de l’AETI. « Un lourd décalage de trésorerie chronique caractérise donc le secteur de l’édition en particulier en Polynésie où les titres, même une fois introduits sur le marché, mettent de nombreuses années à atteindre leur seuil de rentabilité ».

©Dixit Magazine

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Un durcissement de la diffusion des ouvrages est également invoqué par l’AETI : « La réduction notoire des commandes par les distributeurs confirme le durcissement de la diffusion des ouvrages en Polynésie depuis 2010, phénomène accentué davantage depuis 2013 ». Lucile Bambridge coordinatrice des manifestations littéraires pour l’AETI et chargée de l’audit, l’explique : « La crise économique a eu un fort impact sur le secteur : dans un contexte de crise, le livre n’est pas un achat prioritaire car il ne répond pas à un besoin primaire, mais reste de l’ordre du loisir ». Est-ce seulement dû à la crise ou cela répond-il à une nouvelle stratégie des distributeurs visant à coller davantage aux souhaits des consommateurs avides de loisirs créatifs, plutôt que de livres ? L’unique diffuseur de livres du fenua depuis 1969, Hachette Pacifique, n’a pas souhaité répondre à nos questions.

L’enquête de l’AETI précise que si les ventes via les librairies et les grandes surfaces spécialisées sont en régression depuis 2012, les ventes directes lors des salons et à l’exportation sur la région progressent, fruit des nombreux efforts réalisés depuis des années pour se rapprocher des lecteurs : création d’événements types salons du livre avec des invités prestigieux, des débats de qualité et une délocalisation de l’événement dans les îles afin de toucher le maximum de public (détails en encadré).

Des expériences douloureuses

Deux autres arguments sont également souvent invoqués pour expliquer les difficultés du secteur : la cherté du livre et des difficultés d’accès. Les livres sont effectivement chers et les bibliothèques ne sont pas assez nombreuses… Mais selon un sondage réalisé par l’AETI auprès du grand public sur ses habitudes de lecture, ces arguments ne sont pas les principaux responsables. Pour près de la moitié des sondés (47 %) qui déclarent que la lecture n’est pas une activité pratiquée régulièrement, parmi les freins invoqués, la contrainte budgétaire ne compte que pour 7,4 % d’entre eux et la difficulté d’accès aux livres que pour 4,4 % (l’isolement îlien et la rareté des points de vente et des structures de lecture publique en Polynésie étant compensés par les achats sur Internet).

Un constat qui laisse dubitative Chantal Spitz, auteure et présidente de l’association Littérama’ohi : « Dans un pays où plus de 50 000 adultes n’ont pas d’emploi, où la misère s’étend, il me semble incroyable d’avoir une telle réponse… Pareil pour l’accès au livre, dans un pays où en dehors de Papeete il n’y a pas de librairie ni de points de vente de livres (sauf Carrefour), où dans les communes et îles il n’y a pas plus de bibliothèque municipale, excepté quelques communes rarissimes… ». De même, s’interroge Robert Koenig des Éditions Haere Po, « si le prix du livre n’est pas un bon argument ni un fallacieux prétexte, que reste-t-il ? Peut-être les 38 % d’illettrés parmi les jeunes recensés en 2013 aux Journées Défense et Citoyenneté peuvent être un élément de réponse. La preuve que ni le goût ni le plaisir de la lecture ne sont liés au long séjour dans des lieux primaires et secondaires… Les 40 % d’élèves qui ne maîtrisent pas leurs fondamentaux (dont la lecture) à l’entrée en 6e, peuvent être un autre élément… ».

©Dixit Magazine

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Pour Chantal Spitz également, il semble que cela soit « plus un manque de maîtrise de la lecture qui cause ce « désintérêt » pour le livre, qu’un manque d’amour pour la lecture, né d’expériences scolaires douloureuses. En effet l’école échoue depuis des décennies à faire aimer la lecture aux enfants qui n’ont qu’elle pour y accéder… Les enfants ont besoin de tomber en amour et les textes autochtones qui parlent d’eux peuvent être une entrée en lecture. Pourtant il y a un manque de curiosité des enseignants pour la littérature locale qui ne la proposent que rarement à leurs élèves ».

Marie Geoffroy, auteure, ex-bénévole à la Bibliothèque de Moorea et animatrice une fois par mois de l’opération « Lire à la plage » dans cette commune, témoigne également du fait qu’il y a bien de « la curiosité pour la chose écrite. Mais il y a une différence entre l’élan vers le magazine ou le livre, et sa lecture proprement dite ». Outre les difficultés de lecture, elle évoque le « fossé entre le monde que le magazine ou le livre décrit et la vie réelle en Polynésie, notamment avec les œuvres classiques étudiées dans le secondaire ». Souhaitant capter un public d’adolescents et de jeunes adultes – « car c’est dans ces âges-là que se situe le décrochage par rapport à la lecture » – elle a écrit Marama Iterai, publié aux Éditions d’Encres et d’écumes mettant en scène un groupe de jeunes et un couple de parents et alliant « le français littéraire, poétique, et dans les dialogues, l’argot des jeunes – mélange de tahitien détourné (pour l’essentiel), d’américain et français – le tahitien « correct » et le français « bon teint » ».

Manque de temps et d’intérêt pour la lecture

Il faut se rendre à l’évidence. La lecture n’a pas vraiment la cote. Ou du moins n’est pas un loisir prioritaire. Le sondage mené par l’AETI auprès du grand public révèle que si la pratique de la lecture est « habituelle » pour 66,3 % des personnes, à y regarder de près, en termes de fréquence, elle reste majoritairement ponctuelle (30 %), tandis que 10 % déclarent ne jamais lire. A la question « Si vous en aviez la possibilité, passeriez-vous plus de temps à lire ? », 47% ont répondu oui et 33 % non. Les principaux freins à la lecture avancés, sont le manque de temps (38,8 %) et le manque d’intérêt envers la lecture (16,1 %). Le tiers des sondés qui ne passeraient pas plus de temps à lire s’ils le pouvaient, préféreraient affecter du temps à la pratique d’autres loisirs et activités. Autre enseignement à méditer : si la littérature reste la catégorie la plus lue, et que le roman est le genre favori (27 %), avec les polars/thrillers (14 %) et les sciences humaines et sociales (13 %), la littérature polynésienne pourtant riche en ouvrages (plus de 1 000 titres disponibles), ne recueille pas les faveurs : près de la moitié des sondés (46,9 %) déclarent ne pas en lire.

« Les acteurs du livre en Polynésie, aussi bien les éditeurs, les auteurs, que les libraires et les diffuseurs, ont tout intérêt à renforcer les moyens de promotion de cette littérature autochtone auprès du public local », préconise l’enquête de l’AETI. Arnaud Jordan, enseignant et cofondateur des Éditions Présumées résume la situation et les enjeux de l’édition made in fenua : « La majorité des parents qui étaient les enfants d’il y a 25 ans n’ont pas investi la lecture et ne formeront pas des enfants lecteurs. Nous payons un retard d’infrastructures, de formation, de mentalités, de volonté politique ».

©Dixit Magazine

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De plus, en 25 ans le monde a changé. L’édition peine à prendre le virage du numérique et pas seulement localement. Quelqu’un peut me dire où acheter une liseuse ? Non, non, pas une tablette, le truc en noir et blanc… Et justement, que faisons-nous pour que ce soit sur des tablettes, des liseuses, des écrans que l’édition se vive (survive ?), se diffuse ? L’édition locale à une carte à jouer, un vide à combler. Partant de ce constat, l’édition made in fenua retrousse ses manches et multiplie les initiatives pour inverser la tendance…

La 1re imprimerie polynésienne a 200 ans

En 1808, les missionnaires de la London Missionary Society achèvent à Moorea (Eimeo) – siège de la deuxième mission évangélique – la traduction en tahitien d’une grammaire, d’un vocabulaire et d’un catéchisme. Mais leur rêve est d’imprimer sur place et c’est le pasteur William Ellis qui, quelques années plus tard, fait construire à Afareaitu, chef-lieu de Moorea, la première imprimerie grâce à une presse ramenée du Vieux Continent. La magie et la solennité du moment sont vécues par le roi Pomare II en personne. « La fête eut lieu le 10 juin 1817. On ne pouvait faire moins pour une si grande circonstance que de mettre le composteur entre les mains de Pomare lui-même.

Il assembla les lettres et composa la première page de l’Abécédaire. Le 30 juin, il assista à l’impression de la première feuille, ce qui le plongea dans le ravissement. Et deux Tahitiens furent aussitôt formés et travaillèrent d’une manière permanente à l’imprimerie ». L’Abécédaire en question est le Te aebi no Taheiti – le b.a.-ba du tahitien, écrit par le missionnaire John Davies. Le deuxième document imprimé à Moorea sera Te evanelia na Luka, iritihia ei parau Tahiti – L’Évangile de Luc transcrit en langue tahitienne, par Henri Nott. Après l’impression de simples pages, les missionnaires se lancent dans la confection complète des ouvrages. « Pour donner une couverture décente aux Saintes Écritures, les missionnaires s’adonnèrent à la reliure : on «fabriqua» du carton à l’aide d’écorce d’arbre battue, mise en couches et fortement pressée. On teignit les papiers avec du jus de tige de plantains. Du carton on passa au cuir, et tout Eimeo se livra à la tannerie ».

Ce sont également les missionnaires qui attribuèrent la première valeur marchande aux livres imprimés en Polynésie. « Si les premiers livres furent distribués gratuitement, il n’en fut pas de même par la suite, les missionnaires voulant inciter les insulaires à comprendre la valeur des livres. Pour cela, on réclama une petite somme représentant la valeur du papier et celle des matériaux utilisés ; en fait les livres étaient troqués contre une petite quantité d’huile de coco ». Durant les vingt années qui suivirent, les travaux de traduction et d’impression ne cessèrent pas. Ces écrits religieux furent pour les Tahitiens les bases de leur apprentissage de la lecture.

Sources :
– ICA WEB, 19 octobre 2010
– Tahiti, de la parole à l’écriture, Daniel Mauer, Nouvelles Éditions latines,
Paris dossier 20.
– Les premiers documents imprimés en tahitien par la Société des Missions
de Londres (1810 – 1834) par Henri Vernier, BSEO n°213.
– Le Davies ou 9 986 entrées, Yves Lemaître, BSEO n°229.

©Khadidja Benouataf

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ASSOCIATION DES ÉDITEURS DE TAHITI ET DES ÎLES (AETI)

L’AETI a été créée en 2001. En 2016, ses membres sont :
Te Pito o te fenua :
Éditions des mers australes
‘Ura éditions
Au Vent des îles
Haere Po
Littérama’ohi
Maevalulu
Société des études océaniennes
(SEO)
Univers polynésiens
www.lireenpolynesie.com

 

Capture

Pourquoi le prix du livre est conséquent

67 % des charges d’une maison d’édition sont liées aux coûts de production d’un ouvrage. De multiples, longues et onéreuses étapes sont en effet nécessaires à l’édition d’un ouvrage :

1 : lecture et choix du manuscrit, puis correction par des professionnels pour le rendre publiable, modifi cations apportées par l’auteur, choix des photos et des illustrations.
2 : mise en page pour adapter le contenu à la ligne éditoriale de la collection concernée.
3 : impression des ouvrages et transport vers les diffuseurs puis les points de vente.

Des aides sont ponctuellement accordées et de manière ciblée : par l’État (Centre national du livre) – mais uniquement pour les frais de traduction des titres en français – et par le Pays selon les sujets des ouvrages. L’activité éditoriale est donc majoritairement autofinancée par les structures elles-mêmes.

 

Diffusion des ouvrages polynésiens

La diffusion des livres locaux se concentre sur la Polynésie (Tahiti) et dans la région Pacifi que (Nouvelle-Calédonie en particulier) via, en majorité, les libraires et magasins spécialisés et lors de salons du livre. Seules maisons d’édition locales distribuées en métropole : Au Vent des Îles, les Éditions des Mers Australes et ‘Ura Éditions. Seul éditeur à être diffusé sur le plan international dans des régions francophones (Belgique, Suisse…) et dont plusieurs ouvrages ont été traduits dans des langues étrangères : Au Vent des Îles.

Chantal Spitz, auteure référence en Polynésie française ©La Dépêche de Tahiti

Chantal Spitz, auteure référence en Polynésie française ©La Dépêche de Tahiti

Sondage sur les pratiques de lecture : autres enseignements

Ce sondage a été réalisé par l’AETI sur un échantillon de 522 personnes, hommes et femmes âgés de 18 à 64 ans, entre août 2015 et juin 2016 sur Tahiti et Huahine. Autres données :

32,7 % des sondés achètent leurs livres neufs avant de les lire. Le prêt entre amis, collègues et membres de la famille élargie est une pratique répandue (16,9 %), les emprunts en bibliothèques sont pratiqués régulièrement par 13,7 % et pour 13,5 %, les lectures résultent d’un cadeau. Les achats de livres neufs sont principalement effectués en points de vente physique (espaces culturels des grandes surfaces spécialisées ou non pour 32,5 %), en librairies (20,4 %) et sur Internet (21,1 %). Pour 31,6 %, le sujet et le thème du livre sont les principaux facteurs décisifs dans la décision d’achat. L’auteur est un argument majeur pour 23 % des sondés, la collection pour 15 %, la couverture pour 14,5 % et le titre pour 13 %.

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