L’Institut Gaston Monerville met en place son premier Sommet des Outre-mer et son premier concours d’éloquence ultramarine

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L’Institut Gaston Monnnerville- ancien Adecom7374, think tank juridique et économique ultramarin, organisait le 7 octobre au Sénat le premier sommet des Outre-mer suivi du premier concours d’éloquence ultramarine, le Prix Gaston Monnerville. 

Après deux conférences-débats sur  les thèmes de la loi égalité réelle et de la place des Outre-mer dans la Présidentielle 2017, l’Institut Gaston Monnerville s’est interrogé sur les statuts des collectivités ultramarines régis par les articles 73 et 74 de la constitution. L’objectif était de « dresser un bilan des statuts des territoires d’Outre-mer et d’envisager les éventuelles évolutions ».

Pour répondre à ces questions, divers intervenants se sont penchés sur l’impact de ces statuts dans la vie quotidienne. Le Président de la Fedom (Fédération des entreprises d’outre-mer) Jean-Pierre Philibert a insisté dans son intervention vidéo sur les implications économiques des statuts et des institutions. Le constitutionnaliste et ex-déontologue de l’Assemblée nationale Ferdinand Melin-Soucramanien intervenant sur « l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie entre affirmation de la souveraineté et maintien dans la République française: à la recherche d’une voie pacifique », a rappelé l’importance de mettre cette année avant le référendum de 2018 à profit pour penser à l’après-référendum, afin de ne pas se trouver dans un cas semblable à la Catalogne actuellement. « Les Accords de Nouméa, signés le 5 mai 1998 ont été conclus pour une période de 20 ans. Juridiquement, il n’y a pas de souci jusqu’à l’expiration des pouvoirs du Congrès actuel (qui prend fin en mai 2019).Mais par ailleurs, une éventuelle répétition des non au référendum pourrait conduire jusqu’à l’année 2022.Or, il y a une difficulté qui concerne la couverture juridique de cette période, entre 2019 et 2022 », précise Ferdinand Melin-Soucramanien

Le Constitutionnaliste Ferdinand Melin-Soucramanien a rappelé l’importance de mettre cette année avant le référendum de 2018 à profit pour penser à l’après-référendum

Le Constitutionnaliste Ferdinand Melin-Soucramanien a rappelé l’importance de mettre cette année avant le référendum de 2018 à profit pour penser à l’après-référendum

Tout comme la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie Française réfléchit à son avenir institutionnel. Le Professeur de Droit public à l’université de Polynésie, Hervé Raimana Lallemant-Moe a présenté les 5 choix qui se présentent à ce territoire du Pacifique, inscrit depuis 2013 sur la liste des territoires à décoloniser par l’ONU. « Quel que soit l’avenir de la Polynésie, il faut qu’il soit librement choisi par les Polynésiens », a-t-il avancé.

Pour le professeur de droit public Hervé Raimana, 5 choix se présentent à la Polynésie Française

Pour le professeur de droit public Hervé Raimana, 5 choix se présentent à la Polynésie Française

Enfin, la communicante en gestion de crise Axelle Kaulanjan est revenue sur le statut de la collectivité de Saint-Martin, mis à l’épreuve par le passage de l’Ouragan Irma, il y a un mois. Axelle Kaulanjan a ainsi exposé l’impérieuse nécessité d’une coopération caribéenne et d’une bonne mise à plat des relations de la collectivité de Saint-Martin avec l’État français.

axellekaulanjan

Arthur Leppelltier-Beaufond, lauréat du Prix Gaston Monnerville

A l’issue de cette conférence sur les statuts, s’est tenu le premier concours de l’éloquence ultramarine. Trois ultramarins, Jennifer Zig, Arthur Lepelltier-Beaufond et Kenny Bracqmort, âgés de 17 à 29 ans, se sont affrontés pour le Prix Gaston Monerville sur le thème « l’océan, loin de nous isoler, nous rapproche ». C’est finalement le benjamin de ce concours Arthur Leppelltier-Beaufond, étudiant en prépa, qui a été récompensé au terme des trois prestations d’éloquence.

Les trois finalistes du concours d'éloquence ultramarine : Arthur Lepelltier-Beaufond, Kenny Bracqmort et Jennifer ZIg

Les trois finalistes du concours d’éloquence ultramarine : Arthur Lepelltier-Beaufond, Kenny Bracqmort et Jennifer Zig

Pour Raphael Lapin, le President de l’institut Gaston Monnerville (ex Adecom7374), ce concours était important  car « les Outre-mer sont souvent exprimés mais elles ne s’expriment pas assez. C’était l’occasion de les faire exprimer leurs pensées ».

Les lauréats et les membres du jury, du Prix Gaston Monnerville

Les lauréats et les membres du jury, du Prix Gaston Monnerville

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