Les dossiers à suivre… en Martinique

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Bilan de l’année en cours et perspectives pour la suivante, septembre donne l’occasion de faire le point sur les dossiers qui font et continueront de faire l’actualité des COM dans les prochains mois. Outremers360 en poursuit le tableau.

 Sécurité et Lutte anti-drogue

 Le Ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a entamé une visite en Martinique ce jeudi pour évoquer les thématiques de sécurité et de lutte contre la délinquance. Le premier policier de France devait s’y entretenir avec les différentes forces de sécurité sur le territoire (gendarmerie, police, lutte anti-drogue). Ce 30 septembre, Bernard Cazeneuve, après s’être recueilli sur la tombe d’Aimé Césaire, posera la première pierre du nouvel hôtel de police de Fort de France. Bernard Cazeneuve s’attardera aussi sur la lutte contre les stupéfiants dans un département où les affaires de trafic de drogue sont courantes.  Hasard du calendrier débute en ce moment le procès d’un habitat de Saint-Joseph en Martinique soupçonné d’être à la tête d’un vaste réseau de drogue entre le Venezuela, la Martinique et l’Europe. Un mois plus tôt, c’est un policier de la Police aux Frontières qui avait été interpellé en Martinique  pour trafic de drogue.

 Projet Galion 2 toujours critiqué

 Débutée en 2015, la construction d’une centrale Thermique Biomasse par la société Albioma bute sur la colère des riverains et des associations écologistes comme l’Assaupamar. La centrale Galion 2 sera, en 2017, la première centrale 100% biomasse de la Martinique, excluant totalement l’utilisation du charbon. Elle a vocation à fournir de l’électricité pour le réseau électrique de la Martinique ainsi que  de la vapeur pour alimenter le procédé industriel de la sucrerie du Galion. 

Mais ce projet est estimé trop polluant de la part de l’Assaupamar et de certains élus politiques à l’instar d’Alfred Marie-Jeanne, président du conseil exécutif du conseil territorial de Martinique. Ces derniers avancent plusieurs arguments : les rejets en particules fines de la centrale, et ce, malgré les systèmes de captation, aggravés par la situation géographique de la centrale sur la côte exposée aux vents ou encore la gestion de l’eau de la rivière dans laquelle va puiser Albioma. Durant le mois d’aout dernier, l’association écologiste Assaupamar a conduit plusieurs actions de mobilisation contre l’ouverture de cette centrale. Un recours a même été déposé au tribunal administratif de Fort-de-France pour empêcher la mise en service du projet Galion 2

 Le TCSP toujours en attente de mise en service

 Le Transport commun en site propre (TCSP), peine aussi  à se concrétiser. Ce service a pour but de décongestionner Fort-de-France et son agglomération ainsi que d’aider à se déplacer les habitants ne possédant pas de voiture. D’une longueur estimée à 13,9 km, il reliera Fort-de-France à Carrères. Il comportera 18 stations. D’abord décembre 2015, puis juin 2016, la date de démarrage du TCSP  a été régulièrement repoussée. Désormais, c’est un problème de financement. D’un coût initial de 400 millions d’euros, l’exploitation du réseau nécessite une enveloppe supplémentaire de 7 millions d’euros selon la Cacem, autorité compétente en matière de transport en Martinique qui espère une subvention de la part de la collectivité territoriale. Cependant, Alfred Marie-Jeanne estime avoir rempli sa part. Le dossier du lancement du TCSP sera étudié en séance plénière le 4 octobre prochain.

Dans les prochains mois en Martinique, l’actualité sera également marquée par la campagne pour les primaires des Républicains. Sur le plan judiciaire, l’affaire « Green Parrot » dépaysée à Paris et dans laquelle est impliqué Alfred Marie-Jeanne se poursuivra.

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