Justice: L’ancien Président calédonien Harold Martin mis en examen

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©Marc Le Chelard / AFP

L’ancien Président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et actuel maire de Païta, Harold Martin, a été mis en examen vendredi 9 septembre. Il est soupçonné, avec son premier adjoint Willy Gatuhau, d’avoir faussé les résultats des municipales de 2014 à l’aide de dons et de promesses. 

Harold Martin et Willy Gatuhau sont sous le coup du chef d’inculpation d’obtention de suffrages à l’aide de dons et de promesses. Concrètement, Harold Martin est soupçonné d’avoir monnayé des voix lors des élections municipales de 2014 contre versement d’argent et de promesses d’embauche. Harold Martin avait alors remporté la mairie de Païta avec 286 voix d’avance sur son adversaire Frédéric De Greslan au second tour. En octobre 2014, le Tribunal administratif avait invalidé ces élections mais en juin 2015, le Conseil d’Etat est allé à l’encontre de cette décision en confirmant Harold Martin à son poste de maire de Païta. Actuellement placés sous contrôle judiciaire avec interdiction de communiquer avec la dizaine de personnes qui doit être auditionnée dans cette affaire, Harold Martin et Willy Gatuhau encourent une amende d’environ 15 000 euros (1,785 millions de francs pacifique), deux ans de prison ferme et une inéligibilité à vie.

De son côté, le maire de Païta clame son innocence en pointant du doigt son adversaire politique, « il s’agit de deux personnes dont une est formellement identifiée; mon opposant à la mairie de Païta, qui viennent dire que j’ai donné de l’argent, mais où sont les preuves ? » a-t-il déclaré à Nouvelle-Calédonie 1ère. « Le 14 novembre 2014, j’ai déposé un dossier au Procureur de la République contre les agissements de Frédéric de Greslan pendant la campagne électorale et après. Il y a des preuves très précises mais j’en ai jamais entendu parler. Je suis très étonné », poursuit-il. Frédéric de Greslan envisage de se porter partie civile dans cette nouvelle affaire et fait part de son « indignation ». « Les mêmes gendarmes qui ont examiné son affaire, ont enquêté sur les accusations qu’il avait porté contre moi et elles se sont révélées fausses. Quand on commet des actes qui sont répréhensibles, la Justice met du temps, mais elle finit par apporter l’attention qu’il faut », il souligne, « cette élection a été volée aux électeurs de Païta ».

Harold Martin avait déjà été condamné à deux ans de prison, dont un avec sursis, et 5 ans d’inéligibilité dans l’affaire dite de la 3G en novembre 2015.

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