Guyane: Une enquête ouverte après la découverte d’un tag raciste visant David Riché

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Le parquet a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire à la suite de la découverte il y a deux jours d’un tag raciste anti-blanc visant David Riché, maire de Roura et candidat à la législative partielle.

« Riché, nou pa lé oune député blanc » : « Riché, on ne veut pas de député blanc »,indique en créole l’inscription taguée sur le mur d’un poste EDF à quelques kilomètres de l’entrée de la ville de Kourou. Je ne comprends pas, je suis en colère, j’ai la chaire de poule, ça donne envie de vomir. Mo pa ka konprann kouman dé moun pé ékri dé bagaj konsa an Gwiyann ? […] notre campagne n’a pas besoin de ça, la Guyane n’a pas besoin de ça » déclare Dominique Nugent, directeur de campagne de David Riché, qui a posté une vidéo du tag sur les réseaux sociaux. Selon ce dernier, ce n’est pas la première fois que le candidat est la cible d’attaques racistes. « M. Riché avait déjà subi de telles attaques lorsqu’il s’est présenté à la mairie de Roura », précise-t-il.

David Riché, dont les parents originaires de métropole se sont installés en Guyane il y a plusieurs décennies », est né à Cayenne. « C’est un Guyanais dans tous les sens du terme, c’est un enfant du pays », a défendu Roland Léandre, secrétaire général du Parti socialiste guyanais (le PSG). Un soutien réitéré dans un communiqué publié samedi, le PSG « condamne avec véhémence ce genre de comportement ignoble qui consiste à cataloguer un homme, un Guyanais, un frère, juste parce qu’il a la peau blanche ». « N’imitons pas ces adeptes d’un nouveau Ku Klux Klan noir », ajoute le communiqué du parti.
Le candidat socialiste fait figure d’outsider derrière les deux finalistes de juin dernier, Davy Rimane, soutenu par la France Insoumise et Lénaïck Adam (LREM) dont la victoire de 2017 a été annulée en décembre par le Conseil constitutionnel.

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