Guyane :Les frontières maritimes sur le Maroni désormais fixées par un accord France-Suriname

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Un accord de coopération a été signé mercredi à Paris entre la France et le Suriname, fixant les limites des compétences maritimes entre le Suriname et la Guyane dans l’estuaire du fleuve Maroni, pour lutter contre les trafics et la pêche illégale, a annoncé le ministère des Outre-mer.

Alors qu’une coopération judiciaire est sur le point d’être finalisée entre la Guyane et le Suriname, la ministre des Outre-mer Annick Girardin a signé à Paris cet accord de coopération, ainsi qu’une « Déclaration », avec la ministre des Affaires étrangères du Suriname, Yldiz Pollack-Beighle.  La pêche illégale, notamment par des petits bateaux dits « tapouilles » venant du Suriname mais aussi du Brésil, est un fléau récurrent sur le fleuve Maroni (frontière entre le Suriname et la Guyane longue de 510 km), et entraîne la surexploitation de la ressource halieutique dans les eaux territoriales françaises.

L’accord « porte sur la délimitation de notre frontière maritime dans l’estuaire du fleuve Maroni », et « règle les questions de souveraineté en mer », a indiqué la ministre des Outre-mer dans un discours.  Le texte « a pour objet de définir le cadre de notre coopération en matière maritime, et, au-delà, de fixer des objectifs de coopération dans les domaines économique ou environnemental », en prévoyant aussi de « lutter contre les activités illicites » par des actions communes.

Il permettra aussi « l’exploitation raisonnée et coordonnée » de la ressource halieutique, pour un « développement économique indispensable sur les deux rives », mais « dans le respect de la capacité des ressources à se renouveler », a déclaré Mme Girardin.

« La signature de cet accord marque la réaffirmation de la confiance et de la coopération constructive entre nos deux États », a-t-elle insisté, saluant la ratification récente par le parlement du Suriname d’un « accord de coopération policière qui date de plusieurs années » et permettra de « renforcer nos outils de lutte contre le narco-trafic ». Elle aussi insisté sur la nécessité d’ »une réponse commune » dans la lutte contre l’orpaillage clandestin.

Avec AFP

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