Guyane : Hausse du nombre de chantiers aurifères illégaux

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Le nombre de chantiers d’orpaillage clandestin est en hausse de près de 29% en Guyane, les autorités faisant état vendredi de « 302 chantiers aurifères illégaux actifs » au 31 décembre 2016 contre 235 un an auparavant.

Ces données consacrent une hausse de 28,51 % des chantiers actifs sur l’ensemble du territoire guyanais en un an, selon ce bilan de l’opération Harpie (nom qui symbolise la lutte contre cette activité) dressé à la préfecture de Cayenne. Le préfet de Guyane Martin Jaeger y voit pourtant « une stabilisation du nombre de sites en activité entre 2015 et 2016″ arguant de « sites plus diffus avec des équipements plus légers » et d’un « adversaire qui s’adapte ».

Démantèlement d'un site d'orpaillage illégal ©Ministère de la Défense

Démantèlement d’un site d’orpaillage illégal ©Ministère de la Défense

« Les interceptions sont plus nombreuses sur les voies de contournement de barrage fluviaux par la forêt que sur les axes fluviaux » a noté la gendarmerie. Pour le préfet, « il n’y a jamais eu autant d’opérations, jamais eu autant de saisies » avec près de 1.700 opérations en 2016 contre 1300 en 2015, selon la gendarmerie qui a fait état de la destruction en forêt de « 1.894 campements » et « 113 puits (d’or primaire) ». Au sein du Parc amazonien de Guyane, 139 chantiers illégaux ont été répertoriés fin 2016, soit le chiffre le plus haut depuis 2008. Dans cet espace protégé de 34.000 km², la commune de Maripasoula (18.000 km²) qui a perdu 32 des 36 gendarmes mobiles transférés en Guadeloupe en septembre, voit son nombre de sites passer en un an de 52 à 91.

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Les orpailleurs clandestins sont estimés aujourd’hui par les autorités à environ 6.500 contre 5.500 il y a un an. En 2016, 5.432 personnes ont été contrôlées dans la forêt guyanaise, 19 ont été écrouées : « lorsqu’on contrôle un garimpeiro (ouvrier de l’or) dans la forêt, c’est un promeneur. Il ne va pas revendiquer la propriété d’un moteur ou d’un concasseur » a justifié le représentant de la gendarmerie. Il est surtout difficile d’extirper des sites de la forêt les chercheurs d’or illégaux, faute de voie terrestre vers le littoral. Pour le procureur de la République de Cayenne, Eric Vaillant, « une petite trentaine d’affaires liées à cette activité illicite sont jugées chaque année au tribunal ». Un peu plus de 3 kilos d’or ont été saisis en 2016 en Guyane pour une production illégale estimée par les autorités à 3,6 tonnes.

Avec AFP.

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