Etat de catastrophe naturelle/ Guadeloupe: « La liste des communes va être révisée » a assuré Gérard Collomb

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La liste des communes concernées par l’état de catastrophe naturelle en Guadeloupe et en Martinique après l’ouragan Maria « va être révisée » et le gouvernement fera « les efforts nécessaires pour classer l’ensemble des communes » qui ont souffert, a assuré mardi le ministre de l’Intérieur devant les députés.

Interrogé lors des questions au gouvernement par les députées de Guadeloupe, Justine Bénin (app. Modem) et Hélène Vainqueur-Christophe (Nouvelle Gauche), sur l’arrêté de reconnaissance de catastrophe naturelle publié dimanche et jugé par les élus de Guadeloupe trop restrictif, Gérard Collomb a promis que « la liste des communes va être révisée ».

L’arrêté « procède à une distinction restrictive et injustifiée entre nos îles et nos communes », a déploré Justine d Bénin. Les élus de Guadeloupe ont notamment déploré que l’arrêté ne classe, pour les dommages causés par les vents cycloniques, que deux communes des Saintes, alors que l’ensemble des communes guadeloupéennes ont été selon eux touchées.

« Comment l’Etat peut-il affirmer que seules les deux îles des Saintes ont connu des vents cycloniques? », a demandé Mme Vainqueur-Christophe. « De vécu de Guadeloupéenne, je peux vous dire que le vent n’a jamais soufflé autant sur notre territoire et à une vitesse bien supérieure au 145km/h caractérisant les vents cycloniques. Comment d’ailleurs croire que l’oeil d’un ouragan de catégorie 5, passant à 40 km des côtes ne s’accompagne pas de vents cycloniques? », a-t-elle insisté.

« Une première liste de communes a été publiée, là où les vents ont été constatés dépassant 145 km/h en moyenne ou 215km/ h en rafales », a expliqué Gérard  Collomb. »Ces distinctions renvoient aux critères auxquels la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle obéit », a expliqué le ministre de l’Intérieur, mais « après la distinction en fonction de ce que nous avons constaté, nous allons aller plus dans le détail, de manière à avoir une estimation précise de ce que les effets venturi ont pu réaliser », a-t-il ajouté.

Il a précisé que sont désormais attendues « des expertises, qui s’appuieront non sur les vents constatés mais sur les vents estimés, ce qui exige des analyses liées à la topographie et peut nécessiter une à deux semaines » de délai.  Mais « compte tenu de la souffrance qu’a connue la Guadeloupe, le gouvernement fera tous les efforts nécessaires pour classer l’ensemble des communes qui ont eu à souffrir de dommages extrêmement importants », a-t-il assuré.

Avec AFP

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