Essais nucléaires en Polynésie : Le père Auguste Uebe-Carlson reprend les rênes de l’association 193 et prépare l’arrivée d’Emmanuel Macron

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©Facebook / Association 193

Réunis en assemblée générale dimanche 16 et lundi 17 février, les membres de l’association 193, qui milite pour la préservation de la mémoire et la défense des victimes des essais nucléaires français dans le Pacifique, ont élu le père Auguste Uebe-Carlson à la tête de son Conseil d’administration jusqu’en 2025. 

Seul candidat à Jerry Gooding qui s’était mis en retrait il y a trois mois, c’est sans surprise que le père Auguste revient à la tête de l’association très active qu’il a lui-même cofondé et présidé. Un timing à point nommé puisque l’association, qui porte son nom des 193 essais français à Moruroa et Fangataufa, entend bien se mobiliser pour l’arrivée prochain du président de la République Emmanuel Macron.

« D’une manière pacifique, on saura se faire inviter durant le séjour du président », a confié le père Auguste à Radio 1 Tahiti. « Il vient dans un Pays qui est marqué par ces essais nucléaires et jusqu’à aujourd’hui (…), la reconnaissance par l’État français (…) peut être qu’en théorie elle a été faite, mais en pratique, on ne voit pas d’amélioration sincère et considérable », a-t-il poursuivi. « Nous serons présents à tous les rendez-vous de cette année », assure encore le père Auguste.

Il a notamment mis en avant « quatre points » prioritaires : « une enquête internationale indépendante » sur les maladies transgénérationelles ; la dépollution des atolls de Moruroa, Fangataufa et Hao ; la suppression de l’amendement « Lana Tetuanui » ; et l’organisation d’un référendum local sur la reconnaissance des conséquences des essais. Très active auprès des populations polynésiennes, l’association 193 est née en 2014, faisant d’elle la dernière-née dans la lutte anti-nucléaires, aux côtés de son aînée l’association Moruroa e Tatou (2001), davantage tournée vers les vétérans et travailleurs des années CEP.

Outre la visite d’Emmanuel Macron prévue du 16 au 18 avril, l’association 193 entend toujours assumer le rôle de « référent » auprès des victimes polynésiennes des essais nucléaires, dans leur démarche de demande d’indemnisation. 62 dossiers refusés doivent notamment être revus suite à une décision du Conseil d’État concernant ce fameux amendement « Lana Tetuanui », introduisant un seuil minimal d’1 MsV ouvrant droit à une indemnisation.

Essais nucléaires en Polynésie : Le Conseil d’État donne raison à deux victimes dont les demandes d’indemnisation avaient été rejetées

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