Emmanuel Macron en Guadeloupe: « Une norme faite à Paris ne peut pas s’appliquer pour tous et partout de la même manière »

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©Twitter / En Marche! OM

En campagne dans les Antilles-Guyane, le candidat à la Présidentielle 2017 et ancien ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, s’est engagé à « déléguer la capacité normative à la Guadeloupe sur les sujets pertinents comme la constitution le prévoit », lors d’une réunion publique vendredi à Baie-Mahault en Guadeloupe.

Dans un discours de politique générale et devant une salle comble, Emmanuel Macron a expliqué sa vision du monde et la place que pourrait y prendre la Guadeloupe et plus largement les Outre-Mer. Conformément à sa logique d’inversion de la hiérarchisation des normes dans l’entreprise, c’est à dire l’accord d’entreprise prévalant sur la loi, le candidat « ni de gauche ni de droite » s’est « engagé » à inscrire dans les lois, accords commerciaux ou politiques publiques la spécificité de certains territoires pour être plus adapté « au terrain ». « Une norme faite à Paris ne peut pas s’appliquer pour tous et partout de la même manière », a-t-il déclaré en mettant en avant l’idée d’ « une égalité des possibles »: intégrer les « spécificités géographiques » ou économiques des territoires, comme par exemple, « dans les négociations avec l’Europe autour de la PAC 2020″ sur des problématiques comme celles de l’agriculture locale, ou bien en donnant plus d’autonomie aux collectivités.

Le candidat a également pris d’autres engagements dans le secteur touristique comme investir dans la modernisation de « l’outil d’exploitation », et « promouvoir ce secteur pour attirer les visiteurs américains et européens ». Emmanuel Macron a aussi mis l’accent sur les énergies renouvelables, la recherche, la formation,… « On ne peut pas régler les problèmes de l’Outre-Mer avec des crédits d’impôts », a-t-il dit. Enfin, le candidat a promis d’octroyer à la Guadeloupe une partie des 10.000 policiers et gendarmes qu’il a annoncé vouloir recruter. Dans le public, plusieurs jeunes étaient présents et les avis sont mitigés suites aux annonces du candidat. « Je l’ai trouvé plutôt flou sur ses propositions, alors que j’étais curieux du personnage et de ses idées », avoue Jasor Areki, 37 ans, commercial. Plus convaincus, Elie-Pierre (20 ans) et Cédric (19 ans), étudiants qui voteront pour la première fois à une présidentielle, ont trouvé un candidat qui « a compris le monde dans lequel on vit et vers lequel on va ».

Dans le registre de la mémoire de la traite et de l’esclavage, Emmanuel Macron ne souhaite ni roman national ni repentance mais une politique de la reconnaissance de « l’horreur de l’esclavage », mais aussi de voir ce que ces peuples « ont été capables de faire, de la négritude de Césaire à Senghor, en allant jusqu’à la créolité ». Emmanuel Macron sera en Martinique samedi soir (heure locale) et en Guyane mardi.

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