Elections Présidentielles Comores : Un second tour entre incidents et proclamations de victoires

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Les électeurs comoriens ont été appelés aux urnes ce dimanche pour choisir le successeur d’Ikililou Dhoinine aux élections présidentielles. Un second tour qui a été marqué par des proclamations de victoires et des incidents dans certains bureaux de vote de l’île.

Près de 7 semaines après le premier tour des élections présidentielles, les 300 000 votants comoriens devaient ce 10 avril choisir entre trois candidats : Mohamed Ali Soihili l’actuel ministre des Finances, le gouverneur de Grande-Comore Mouigni Baraka et l’ancien président de l’Union des Comores Azali Assoumani. Un second tour qui s’est déroulé dans un calme plutôt relatif. Au cours de cette journée, quelques incidents ont été relevés par les observateurs présents. Des incidents ont éclaté dans plusieurs villages d’Anjouan où les électeurs ont découvert des urnes pré-remplies au moment de l’ouverture des bureaux de vote. Une situation qui a conduit à plusieurs tirs de sommation de la part des militaires. À Mohéli, cinq personnes ont été arrêtés pour propagande électorale alors la campagne est close depuis vendredi soir. Déjà, certains candidats n’ont pas manqué d’annoncer leur victoire. C’est le cas de Mohamed Ali Soihili  dit Mamadou et Azali Assoumani qui se sont déclarés vainqueurs, selon le journal Habari Za Comores, provoquant des scènes de liesse dans certaines régions du pays. Pour connaître le vainqueur parmi ces trois hommes, il faudra encore faire de preuve de patience jusqu’à mercredi pour avoir une première tendance de ce scrutin.

Élections à doubles enjeux

Des tensions qui soulignent l’importance de ce scrutin  pour l’île. Les enjeux de la présidentielle en cours sont doubles, économiques et diplomatiques. Le nouveau président aura pour mission d’améliorer le niveau de vie des Comoriens pour que ceux-ci n’aient plus besoin de mettre leur vie en danger pour aller vivre à Mayotte. Avec 3,5% de croissance en 2015, l’économie comorienne reste fragile avec un accès à l’électricité sommaire marquée par des coupures récurrentes et le ralentissement d’investissements publics. Le futur chef de l’Etat aura aussi à trouver un modus vivendi avec la France afin de négocier sereinement l’avenir de Mayotte.

© Habarizacomores

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