Congrès des Maires de Polynésie française: « Il faut passer à l’action et arrêter de discuter »

Congrès des Maires de Polynésie française: « Il faut passer à l’action et arrêter de discuter »

©Cédric Valax / Radio 1 Tahiti

Le 27ème Congrès des Maires de Polynése française s’est clôturé ce jeudi 4 août sur la rédaction d’une résolution « plutôt musclée », de la part des maires du Territoire et à l’adresse du gouvernement polynésien.

« Aujourd’hui il faut passer à l’action et arrêter de discuter », a déclaré Cyril Tetuanui, président du Syndicat pour la Promotion des Communes de Polynésie française (SPCPF). Adressé au gouvernement polynésien et à l’Etat, les maires de Polynésie française veulent « obtenir rapidement les compétences nécessaires au développement économique » du Territoire rapporte Radio 1 Tahiti. « Pourquoi cette impression d’opportunisme de la part du Pays ? Pourquoi être associés in extremis aux grands débats de notre avenir ? Pourquoi ce sentiment permanent de manque de considération ? », peut-on lire sur la résolution adoptée par les Tavana (maires) à l’issue de quatre jours d’ateliers sur le thème: les communes dans le développement économique polynésien. En conclusion de cette résolution, les Tavana utilisent le terme polynésien « Taahoa », un terme fort qui définit un ras-le-bol généralisé, « entendez ce Taahoa qui s’élève du fonds des cinq archipels. Un appel qui pourrait séparer (Taa) des amis (Hoa) s’il ne trouvait pas écho ».

Les maires polynésiens semblent presque monnayer leur soutien au gouvernement de la Polynésie française. Etant les premiers élus en contact avec la population, leur soutien est important pour les gouvernements, électoralement parlant. Edouard Fritch, actuel Président de la Polynésie française, devra donc satisfaire les maires pour obtenir de leur part un appui important pour les prochaines élections électorales. D’autant plus que le nouveau parti du Président de la Polynésie ne s’est pas encore présenté devant les urnes et que l’opposition est en embuscade pour rallier les soutiens de poids. En attendant, les maires lancent un ultimatum de « trois mois » au gouvernement polynésien et mais également à l’Etat, afin que « soient décidées les modalités de ce travail qui permettront de définir la vision partagée de l’avenir à bâtir ». Les maires veulent avant tout davantage de compétences en termes d’économie dans le but de répondre aux « demandes de leurs administrés ».

Résolution-Congres-Des-Communes-2016