Congrès ACCDOM: Les attentes des élus locaux pour les Assises des Outre-mer

No Comment

©Outremers360

Après la présentation des différents partenaires de l’ACCD’OM le 26 octobre dans la ville-hôte du Gosier, le débat entre les congressistes s’est porté sur le rôle à jouer par les élus lors de la tenue des Assises des Outre-mer.

Les affaires des Ultramarins doivent être réglées par les Ultramarins. Ces assises seront utiles si elles apportent des réponses aux urgences”, a déclaré Ferdy Louisy, vice-président des Eco-Maires et maire de Goyave, interrogé sur l’utilité de ces assises lors du second atelier consacré à ce sujet. Ces dernières doivent être une occasion de faire entendre les difficultés des élus. “Les Assises des Outre-mer doivent permettre une mise en plat de la gouvernance et tendre vers une meilleure écoute des élus de proximité que nous sommes”. L’objectif est simple: ne pas retomber dans les travers des Etats généraux de 2009. “ Nous sommes pas à nos premières réflexions sur les Outre-mer. Les problématiques citées sont connues par le gouvernement”.

©ACCDOM

©ACCDOM

Ferdy Louisy a appelé à être vigilant et responsable pour les territoires. Il a notamment insisté sur la nécessité de travailler en symbiose pour faire avancer les priorités sur nos territoires. “Nous devons nous fédérer car nous pouvons réussir par nous-même”. Pour lui, l’élu ultramarin est un “héros au quotidien”.Un savoir-faire qui découle de cette capacité à trouver des solutions en dépit des contraintes et des règles imposées par l’Etat. “L’État nous donne des normes qui ne correspondent pas aux réalités. Nous devons toujours composer avec plus de normes, davantage de responsabilités avec moins de recettes”, dit-il.  Le maire de Goyave reste optimiste car les territoires disposent de tous les outils pour le développement économique. Il cite en exemple, la biodiversité. “Elle peut participer à la lutte contre le chômage et le réchauffement climatique”, ajoute-t-il.

Au cours de cette séance, Ferdy Louisy a été nommé rapporteur par la présidente de l’ACCD’OM, Sophie Charles. Il a la tâche de porter les doléances des élus, à savoir la création d’un comité de suivi composé d’élus au sein des Assises pour favoriser la parole, la tenue des Assises de la Biodiversité en Outre-mer au lieu de Marseille, la facilitation du retour au pays des ultramarins, favoriser l’économie circulaire, l’instauration d’une double dotation globale financière pour les îles frappées de double insularité. A cela, les élus de Mayotte souhaitent ajouter la reconnaissance de l’immigration clandestine comme une spécificité à part entière mais aussi à la mise en place de lobbying fort pour mieux porter les demandes des élus. “Un lobbying qui devra s’accompagner d’une obligation de suivi sur les actions menées, tous les 6 mois”, ajoutent-ils. Un ensemble de propositions qui sera repris lors de la restitution des travaux et le vote des motions.

Lire aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publié. Les champs obligatoires sont précisés (obligatoire)

Pas de commentaires pour le moment