Agriculture en Nouvelle-Calédonie : Une Agence rurale « pour mieux aider la brousse » calédonienne

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©Stéphane Ghez / Eclectic Prod

En Nouvelle-Calédonie, alors que la fusion entre l’Apican et l’Erpa est désormais annoncée au 1er janvier 2019, Nicolas Metzdorf, porte-parole du gouvernement calédonien et ancien directeur des deux structures, se félicite de la naissance de l’Agence rurale. Un sujet de nos confrères de La Dépêche de Nouvelle-Calédonie, avec l’Agence Presse Pacifique.

Grâce à une telle fusion, la Nouvelle-Calédonie espère une économie de frais de structures de 100 millions de Fcfp (840 000 euros environ). « C’est pour mieux aider la brousse à faire face aux difficultés qu’elle traverse que le gouvernement a décidé de fusionner l’Erpa (Établissement de régulation des prix agricoles) et l’Apican (Agence pour la prévention et l’indemnisation des calamités agricoles) en un seul établissement dédié au monde rural ». Pour l’ancien président de ces deux structures, Nicolas Metzdorf, devenu aujourd’hui porte-parole du Gouvernement en charge (notamment) de l’Agriculture, la naissance de l’Agence rurale coule de source. Un guichet unique, installé à Ducos, pour répondre à toutes les questions des agriculteurs, rien de plus « concret ».

« La brousse est en effet à un tournant de son histoire et doit absolument relever les défis qui s’imposent à elle. Le premier d’entre eux : l’autosuffisance alimentaire. Aujourd’hui le taux de couverture en produits locaux est de 17%, un chiffre en progression depuis la mise en œuvre de la Politique publique agricole provinciale mais nous devons aller plus loin. L’Agence Rurale poursuivra donc la mission de l’Erpa consistant à favoriser les filières déficitaires (comme la filière bovine) et à stabiliser celles qui se portent bien ». Autre défi : la résistance aux événements climatiques tels que les sécheresses à répétition, les cyclones ou les inondations. « Il nous faut renforcer les dispositifs d’indemnisation et mieux les encadrer afin de limiter l’impact du changement climatique sur la brousse. L’Agence reprendra la mission de l’Apican et renforcera la capacité de la brousse à encaisser ces phénomènes ».

Et le « Monsieur Agriculture du gouvernement » de conclure : « Il est capital de conserver la brousse comme étant une zone attractive pour les jeunes Calédoniens. Cet espace mixte où le vivre-ensemble s’exprime le mieux mérite d’être dynamisé et valorisé. Le nouvel établissement aura pour mission de maintenir et encourager l’activité économique du monde rural ».

Quelles missions précises ?

L’Agence rurale poursuit l’ambition d’une gestion plus globale des risques économiques, physiques, climatiques ou biologiques qui constituent des menaces pour les filières de production ; d’une consolidation des outils financiers de prévention et de gestion de crise (calamités, crises sanitaires, feux), avec l’objectif de sécuriser les moyens ; d’accompagnement financier de l’action publique ; et d’une prise en compte plus intégrée des objectifs de gestion durable des espaces agricoles et ruraux, couvrant non seulement les sites de production, mais aussi la ressource en eau. Elle est chargée principalement de mettre en œuvre la politique d’orientation des filières et de régulation du marché et des prix et agricoles et agroalimentaires définie par la Nouvelle-Calédonie.

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