Sargasses aux Antilles: Nicolas Hulot promet un ramassage des sargasses en moins de 48 heures

Sargasses aux Antilles: Nicolas Hulot promet un ramassage des sargasses en moins de 48 heures

© Préfet de Guadeloupe

Depuis dimanche en Guadeloupe, le Ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, accompagné de la ministre des Outre-mer Annick Girardin, a promis un ramassage des sargasses, ces algues brunes nauséabondes qui polluent les plages, « en moins de 48 heures ».

« L’urgence est d’organiser le ramassage en moins de 48 heures quand les algues s’échouent sur nos côtes », a déclaré le ministre, qui s’est rendu, avec Annick Girardin, à Petit-Bourg, une commune envahie par les algues qui polluent plages et air de l’île, empoisonnant la vie des habitants et avec un sérieux impact sur la situation économique.

Les ministres ont rencontré sur place les élus et les services de l’Etat à l’oeuvre depuis le début de la crise. Les ministres ont pu constater une partie de l’ampleur des dégâts, même si quelques jours auparavant, les plages avaient été nettoyées. Accueillis par un collectif d’habitants excédés par les sargasses et leurs conséquences, notamment les odeurs de sulfure d’hydrogène, Nicolas Hulot a indiqué que « l’Etat sera aux côtés des habitants et des élus qui affrontent cette calamité. » « L’Etat répondra présent pour organiser la collecte des sargasses dans chaque territoire et prendre toutes les précautions sur la santé. Il faut également poursuivre la coopération régionale dans la Caraïbe », ont assuré Annick Girardin et Nicolas Hulot.

Pas un mot cependant sur les questions d’indemnisations que les Guadeloupéens attendent, qu’ils soient chefs d’entreprise avec obligation de fermer leur établissement, ou simples habitants qui voient les appareils électroménagers tomber en panne les uns après les autres, attaqués par le sulfure d’hydrogène.

Colère des élus guadeloupéens

Les ministres ont été critiqué sur leur venue tardive, notamment par la présidente du Conseil départemental, Josette Borel Lincertin, lors d’une réunion de travail entre les ministres et les élus locaux: « Vous n’empêcherez personne ici de penser que si un tel désastre avait eu lieu sur les côtes bretonnes ou méditerranéennes, vous n’auriez certainement pas attendu 4 mois pour venir vous rendre compte de ce qui arrive à ce territoire de la République », a-t-elle souligné dans son discours.

Déjà, il y a deux mois la sénatrice Victoire Jasmin avait attiré l’attention sur l’insuffisance de réaction du gouvernement qui ne prenait pas assez en compte la mesure de qu’elle pressentait déjà comme une catastrophe naturelle. Elle s’était rendue avec une délégation à Petit Bourg et à Marie Galante pour les risques naturels majeurs et avait tiré la sonnette d’alarme sur ce fléau.