Polynésie française : Un Kite-surfer professionnel rencontre une baleine blanche

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©Tamatoa Gillot

Alors que, d’un côté du globe, la nature révélé son visage le plus menaçant, de l’autre côté, elle offrait des surprises des plus agréables. Ce mardi 5 septembre, le Kite-surfer professionnel Tamatoa Gillot faisait la rencontre rare et inédite avec une baleine blanche, au large de l’île de Moorea.

Lorsqu’il s’adonne à sa passion, Tamatoa « aime aller croiser les voiliers au large ». Ce mardi 5 septembre au matin, il en croise un au large de la côte nord de Moorea (île « sœur » de Tahiti) en Polynésie française. « J’ai tourné deux ou trois fois autour du voilier, salué les deux occupants et quand en faisant demi-tour je suis tombé nez à nez avec la baleine ! », raconte-t-il. « J’ai mis ma GoPro en marche et je suis retourné pour la revoir ! Je suis passé très près d’elle et elle était toute blanche, j’en croyais pas mes yeux ! ».

« Je suis passé à moins de 5 mètres. Elle n’est pas sortie de l’eau mais nageait à deux ou trois mètres sous la surface » poursuit Tamatoa. « Je distinguais nettement sa queue blanche de laquelle j’étais le plus près ! Tout son corps était blanc écarlate et reflétait le soleil sous l’eau. Elle a tourné lentement vers la droite en direction opposée à ma marche ». En faisant demi-tour une nouvelle fois pour la voir, Tamatoa voit le cétacé s’éloigner doucement. Il arrive toutefois à deviner une baleine de taille moyenne, une juvénile. « La rencontre a été brève et intense. En m’approchant j’en croyais pas mes yeux je pensais avoir à faire à un orque mais lorsque je suis arrivé tout près, c’était bien une baleine toute blanche ».

Les baleines blanches, comme celle que l’on croise dans le roman d’Herman Melville, si elles sont extrêmement rares, existent toutefois. La célèbre histoire de Moby Dick est d’ailleurs inspirée de récits puisés dans les quatre coins du globe, racontant l’histoire d’une redoutable baleine blanche attaquant les baleiniers. En Australie, on peut rencontrer depuis 1991 la baleine à bosses Migaloo (qui veut dire blanche en langue aborigène). Âgé d’une trentaine d’années, Migaloo est un mâle albinos qui bénéficie d’une législation unique afin de le protéger. Mais lors de la saison 2016, les experts se demandaient si la baleine blanche qui croisait encore les eaux australiennes était toujours Migaloo ou un de ses descendants direct. Si c’est le cas, cela voudrait dire que les rarissimes baleines à bosses blanches continuent de se reproduire, même à petite échelle.

©Tamatoa Gillot

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