La déforestation due à l’orpaillage s’est accélérée sur le Plateau des Guyanes

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©Parc Amazonien de Guyane

Le déboisement de la forêt amazonienne dû à l’orpaillage s’est accéléré depuis 2008 sur une zone comprenant le Guyana, le Suriname, la Guyane et le territoire brésilien d’Amapa, a alerté mardi le WWF.  

« Sur environ 157.000 hectares de forêt détruits par l’extraction de l’or depuis 2001, il apparaît que 72% se sont produits au cours de la dernière période, 2008-2015 », écrit l’ONG qui a coordonné une étude avec ONF International en collaboration avec les institutions forestières et environnementales de chaque territoire.

« Durant la seule année 2015, environ 17.000 ha -170 km2- de forêt ont été dégagés pour les activités aurifères », qui « se sont fortement accrues depuis les années 2000 et le boom des prix de l’or », selon cette étude.

On constate « un déplacement des activités aurifères d’Est en Ouest au cours des dernières années, avec une concentration de 95% de la déforestation au Guyana et au Suriname au cours de la période 2008-2015 », précise le WWF dans un communiqué.

Une hausse de la concentration du mercure dans les cours d’eau

Le ralentissement de la déforestation observé en Guyane n’indique pas forcément une amélioration de la situation ces dernières années à cause des orpaillages clandestins, souligne l’ONG. Les chantiers aurifères illicites au sein du parc amazonien de Guyane ont en effet atteint le nombre record de 177 en août, selon un bulletin d’information remis aux administrateurs de cet espace protégé. Ce chiffre correspond à une hausse de près de 79% par rapport à mars (99 sites).

Selon l’étude du WWF, « la longueur totale des cours d’eau détruits par les activités aurifères jusqu’en 2015 a été évaluée à 5.840 km sur l’ensemble » des quatre territoires du Plateau des Guyanes. Avec en outre « une hausse probable de la turbidité et de la concentration en mercure des cours d’eau, en aval des sites ».Le mercure, utilisé par les orpailleurs, est un métal neurotoxique et reprotoxique (nocif pour la reproduction). Il est interdit en Guyane.

La publication de cette étude intervient alors qu’un projet de mine d’or industrielle près de Saint-Laurent-du-Maroni, dans l’Ouest de la Guyane, à proximité de deux réserves biologiques, est vivement critiqué par les ONG et une partie des populations locales qui dénoncent son impact écologique.

Avec AFP

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