Energies Renouvelables : Marie-Galante se tourne vers une autre centrale locale 100% biomasse

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© DR Maryse Etzol

L’île, lauréate du projet « Marie-Galante Ile du Tourisme Durable » réfléchit à un nouveau projet de centrale thermique pour atteindre l’indépendance énergétique avant 2030.

En partenariat avec la Compagnie nationale du Rhône, la communauté des communes de Marie-Galante a présenté un nouveau projet alternatif de centrale thermique aux élus de l’île et aux différents acteurs de la filière canne. Ce projet s’appuie sur l’utilisation exclusivement de la biomasse en s’adossant à la sucrerie-rhumerie de Grande-Anse

Pour Maryse Etzol, la présidente de la Communauté des Communes de Marie-Galante, ce nouveau projet est plus cohérent avec les attentes de l’île. « Nous utilisons la biomasse et nous répondons aux besoins de l’usine. Or, le projet Albioma est un projet pour vendre de l’électricité à la Guadeloupe ».  Cette nouvelle coopération entre la Compagnie nationale du Rhône supplante un précédent projet de centrale thermique misant sur la bagasse et la biomasse. En effet, cet autre projet  porté par Albioma depuis 2008, entendait faire venir du bois du Brésil pour alimenter la centrale en complément de la bagasse et apporter un production de 11 Mégawatt.  La mise en service était même prévue pour  2018.

L’île de Marie-Galante compte ainsi deux projets de centrale thermique et soulève des interrogations auprès des acteurs du monde agricole. La balle est désormais dans le camp des élus de la Communauté de communes de Marie-Galante qui doit trouver un compromis entre les deux projets.

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1 Commentaire

  1. néel

    Consterné, à priori, par ce projet.
    Même sans savoir (ce que ne signale pas l’article) que, de base, le projet initial cache une volonté politique de sauver (par un carnet de commande ) une grosse entreprise française (dont j’ai oublié le nom) dans laquelle l’état a des actions…
    ça ressemble fort à une « usine à gaz » à rebours du progrès pour « sauver  » la filière canne. Il suffit d’examiner un point: une centrale thermique, ça utilise toujours la force de la vapeur… qu’on fabrique avec de l’eau. en l’occurrence, cette eau viendrait d’où? d’une désalinisation de l’eau de mer? ça coûte combien, en électricité, la désalinisation de l’eau de mer?…. on se trouverait pas là, devant un projet « shadock » d’une des centrales électriques les moins productives de l’histoire? tout ça pour des histoires de calcul à cours terme, tout ça à défaut de s’être donné le mal, en amont, de planifier une diversification de l’agriculture de Marie Galante?