Biodiversité : Première mission réussie pour le Parc naturel marin des Glorieuses

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© TAAF

Le Parc naturel marin des Glorieuses a dressé le bilan de sa première année d’activité. Vierge de toute pollution, le parc naturel marin des Glorieuses entend lutter contre la pêche  illégale.

Un an après la mise en place de son premier plan de gestion, le Parc naturel marin des Glorieuses dresse un bilan satisfaisant. Ces premières conclusions ont été affirmées par le conseil de gestion du parc naturel, réuni le 8 mars dernier à Saint-Pierre de la Réunion pour l’occasion. Au terme de l’année 2015, plusieurs actions fixées sur la feuille de route du parc naturel marin pour les 15 prochaines années ont été menées. D’abord, ce conseil de gestion tenu sous la présidence de Bernard Cressens, et de Cécile Pozzo di Borgo, préfet et administrateur supérieur des TAAF, a présenté les premiers résultats de la mission PANAMAG, première mission scientifique menée par le Parc des Glorieuses, qui avait pour objectif l’amélioration de la connaissance sur les espèces et les milieux marins autour de quatre volets principaux : tortues marines, herbiers de phanérogames, holothuries et qualité de l’eau. Sur ce dernier point, cette aire marine est aujourd’hui préservée car aucune contamination chimique n’a été relevé dans le lagon. Le Parc s’est également prononcé contre un projet de prospections sismiques dans les eaux des Glorieuses, un avis suivi par l’Etat qui en a rejeté la demande.

Appuyé par ses résultats prometteurs, le Parc marin des Glorieuses qui partage son territoire avec le parc naturel marin de Mayotte, entend poursuivre les efforts pour l’année 2016. Pour cela, le conseil de gestion a ainsi établi les prochaines actions à conduire comme par exemple, l’organisation et la réalisation d’une seconde campagne de terrain pour le suivi de la qualité des eaux, le montage d’une stratégie d’acquisition de connaissance sur les mammifères marins ou encore l’édition d’une liste de référence des oiseaux marins présents dans le périmètre du Parc. Un accent tout particulier sera mis en place en faveur de la lutte contre la pêche illégale dans cette région. Une  campagne de communication et de sensibilisation  sera conduite auprès des usagers dans le but de « limiter les activités illégales de pêche et de loisirs notamment en provenance de Mayotte, qui conduisent aujourd’hui à remettre en cause les équilibres naturels et la biodiversité du Parc naturel marin », a expliqué les membres du conseil de gestion.

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L’archipel des Glorieuses compte 165 km2 de superficie récifale et le Banc du Geyser s’étend sur 257 km2. La ZEE des Glorieuses couvre 48 350 km2, pour seulement 7 km2 de terres émergées. Avec ses 48 350 km2 d’étendue, il s’agit du deuxième plus grand parc naturel marin français après Mayotte qui couvre 68 381 km2. Administrativement, les îles Glorieuses font partie du district des Îles Eparses de la collectivité des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF).

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