Biodiversité: L’ONU prépare un prochain traité international sur la protection des océans

No Comment

©DR

140 Etats-membres de l’ONU ont adopté le 24 décembre dernier une résolution consacrant l’ouverture officielle des négociations qui doivent aboutir à un traité international visant à préserver les 45 % de la surface du globe recouverts par la haute mer. 

L’Assemblée générale de l’ONU a confirmé la tenue de la conférence intergouvernementale sur la biodiversité en haute mer. A partir de septembre 2018, les négociateurs vont se pencher sur un traité contraignant que fixera des règles pour la gestion durable et la conservation de la biodiversité au-delà des juridictions nationales. Le futur traité, qui serait le premier en la matière, permettrait de préserver les vastes zones qui s’étendent au-delà des eaux territoriales (200 milles nautiques) que chaque Etat riverain gère à sa guise.

L’ONU discute de ce sujet depuis plus de cinq ans. Dans la foulée de la conférence Rio + 20 de juin 2012, l’Assemblée générale avait été chargée de lancer le mouvement.C’est donc une étape supplémentaire qui a été franchie par les Nations unies. Une bataille qui a été rude à mener selon André Abreu, responsable Politiques Internationales de la Fondation Tara Expéditions. « Nous attendions cette résolution depuis la conférence de l’ONU sur le développement durable au Brésil en 2012. Avec la présentation d’une nouvelle mouture du texte jeudi passé, nous croyions enfin être sur la bonne voie. A noter que les États-Unis et la Russie ont tenté jusqu’au bout d’affaiblir un texte qu’ils croient dangereux pour leurs intérêts économiques, dans une vision qui résonne bien avec les politiques actuelles de M. Trump et de M. Poutine »..

La haute mer représente 64% des océans et 43% de la surface de la terre, ce qui en fait la plus grande biosphère de la planète. Mais moins de un pour cent est pour l’instant protégé sous forme de réserve naturelle. Ces zones et les fonds marins qu’elle recouvrent sont menacées par la pollution, la surpêche ou le réchauffement climatique.

Lire aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publié. Les champs obligatoires sont précisés (obligatoire)

Pas de commentaires pour le moment