Baisse des attaques de requins en 2018 : « Statistiquement une anomalie » selon le biologiste Gavin Naylor

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Avec 66 attaques de requins non-provoquées, 2018 est de loin l’année qui fait état d’une baisse conséquente de celles-ci. Le dossier international d’attaques de requins du Musée d’Histoire naturelle de Floride enregistrait 88 attaques non-provoquées en 2017, et une moyenne annuelle de 84 entre 2013 et 2017. 

Le dossier international d’attaques de requins fait la distinction entre « attaques non-provoquées », définies comme des incidents qui ont lieu en milieu naturel sans qu’il y ait eu de provocation ou d’interaction, et « attaques provoquées », lorsque l’être humain interagit par le shark-feeding, la pêche, l’observation voire le harcèlement de l’animal. Les morsures qui surviennent lorsqu’un pêcheur tente de libérer un requin pris dans un filet font aussi parties des « attaques provoquées ». Sur toute l’année 2018, le nombre total d’attaques, attaques présumées non confirmées comprises, s’élèvent à 130 (155 en 2017). Les attaques mortelles sont également en baisse : 4 en 2018 contre une moyenne de 6 par an. Celles-ci ont eu lieu aux États-Unis, en Australie, en Égypte et au Brésil.

Et c’est en Floride que l’on retrouve près de la moitié des attaques dans le monde (48%). Là encore, une baisse importante pour cet État américain qui concentrait en 2017, 60% des attaques de requins. L’Australie a enregistré en 2018 une vingtaine d’attaques de requins, suivie de l’Égypte, du Brésil et de l’Afrique du Sud. Notons que l’attaque survenue en Nouvelle-Calédonie l’an dernier est également répertoriée. Et si l’année 2018 n’a pas été témoin d’attaques à La Réunion, rappelons également qu’un pêcheur est décédé suite à une morsure le 30 janvier, alors qu’il pêchait à l’embouchure de la rivière de l’Est à Sainte-Rose. Entre 2011 et 2017, on enregistre 22 attaques de requins à La Réunion, dont neuf mortelles, sans compter celle de janvier 2019.

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Si cette baisse d’attaques en 2018 peut être interprétée de façon positive, le biologiste Gavin Naylor interpelle toutefois sur les raisons de celle-ci. « Statistiquement, c’est une anomalie », note-t-il. « J’espère que les chiffres les plus bas sont une conséquence du fait que les gens deviennent plus conscients et acceptent le fait qu’ils partagent l’océan avec ces animaux. Le public doit s’informer sur eux, mieux comprendre leurs comportements et écouter les patrouilles de sécurité les plages », poursuit-il, tout en retenant également la réduction significative du nombre de requins dans les océans. En effet, on estime qu’environ 100 millions de requins, toutes espèces confondues, sont tués chaque année.

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