Agriculture à La Réunion : La lutte biologique pour se substituer aux pesticides

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Une punaise adulte ©Coccinelle.re

Depuis 2007, la Coccinelle, Biofabrique à l’initiative de trois coopératives, utilise le principe de la lutte biologique pour lutter contre les « ravageurs ». Ainsi, La Coccinelle fournit à des producteurs des « insectes locaux utiles » pour se substituer aux pesticides. 

« La Coccinelle a pour vocation de trouver des insectes locaux utiles et de les élever pour les fournir aux producteurs », résume Stéphane Avril, Directeur de branche Vivéa. Basée dans le sud de l’île, à Saint-Pierre, la Coccinelle est gérée par trois coopératives de producteurs (Terre Bourbon, SCA fruits et VIVEA) et emploie sept collaborateurs qui mettent au point les élevages d’insectes utiles permettant de lutter naturellement contre les ravageurs des cultures.

Créée en 2007, elle a pour principale motivation de maintenir et développer un savoir-faire en matière de lutte biologique et de familiariser les producteurs à cette technique. Deux insectes étaient alors proposés dans la lutte contre les ravageurs. Aujourd’hui, on trouve sur son site cinq insectes locaux utiles : l’encarsia formosa et l’eretmocerus eremicus agissant tous deux contre les aleurodes mais à des latitudes différentes ; la punaise ; l’aphidius colemani agissant contre plusieurs espèces de pucerons et enfin ; la fameuse coccinelle, « très belle et très efficace quand il s’agit de se nourrir de diverses espèces de puceron ».

Coccinelle adulte sur plant ©Coccinelle.re

Coccinelle adulte sur plant ©Coccinelle.re

« Le principe de la lutte biologique est d’utiliser ces insectes utiles pour lutter contre des ravageurs de cultures pour protéger la plante », explique encore Stéphane Avril. « Les ravageurs peuvent s’attaquer directement à la plante ou au fruit et peut transmettre des virus. La lutte Biologique a pour vocation de se substituer à des luttes chimiques, notamment les insecticides » et « apporte une efficacité notamment sur les productions sous abris : tomates, concombre, poivron, melon, aubergines… ».

À La Réunion, « la lutte Biologique est utilisée par de nombreux producteurs à ce jour, et leur permet de trouver un équilibre économique », assure Stéphane Avril. « Cependant, la gamme doit continuer à évoluer pour compléter le champ d’action et gagner en efficacité ». S’il reconnait « un coût global important », Stéphane Avril souligne toutefois que cette technique « permet aux producteurs d’optimiser leurs rendements et d’améliorer leurs conditions de travail ». La Biofabrique vend donc à plusieurs groupements de producteurs, à des producteurs individuels, à des horticulteurs, à des collectivités et à des particuliers. « Nous estimons approvisionner près de 40% des surfaces sous abris de l’île. Il reste un fort développement à faire sur les filières horticoles et maraîchères. Nous travaillons aussi sur des solutions pour les jardins et espaces verts ».

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