Accord de Paris: 15 Petits Etats insulaires ouvrent la voie des premières ratifications

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© ONU

Ce 22 avril 2016, près de 175 pays ont participé  à la cérémonie d’ouverture de la signature de l’Accord de Paris au siège de l’ONU, à New York. Durant cet évènement, le coup de projecteur  a été porté sur 15 États insulaires qui ont déposé ce vendredi leurs instruments de ratification. 

Quel est le point entre la Barbade, le Belize, les Fidji, la Grenade, les Maldives, les Îles Marshall, l’île Maurice, Nauru, les Palaos, l’État de Palestine, Saint-Christophe-et-Niévès, Sainte-Lucie, Samoa, la Somalie et Tuvalu ? Hormis l’Etat de Palestine, ce sont des îles oui mais elles possèdent cette particularité de figurer parmi les 15 premiers pays à avoir ratifié l’Accord de Paris ce vendredi 22 avril. À l’occasion de de cette date qui célèbre la « Journée de la Terre », les représentants de plus de 175 pays sont venus signer au siège de l’ONU, à New York, l’accord historique sur le climat conclu à Paris en décembre dernier. Lors d’une conférence de presse, le Secrétaire Général de l’ONU Ban Ki-Moon a félicité ces petits pays insulaires.  Il  a souligné que ces pays étaient aux avant-postes des conséquences du changement climatique et considéraient l’Accord de Paris comme crucial pour « leur survie ». Ensemble, ils sont à l’origine de seulement 0,3% environ des émissions mondiales de gaz à effets de serre.

Premières victimes du dérèglement climatiques mais exemplaires en terme d’actions pour lutter contre ce phénomène. À l’instar des Iles Fidji, un des 15 pays à avoir ratifié l’accord sur le climat, l’archipel  table sur une réduction de 30% des émissions liées à l’énergie d’ici 2030 et sur un approvisionnement à 100% d’énergies renouvelables dans sa contribution climatique. Au cours de ce mois de février, ces îles paradisiaques du Pacifique ont été touchées par le cyclone tropical Winston, qui a provoqué la mort de 44 personnes, détruit 40.000 habitations et provoqué plus d’un milliard de dollars de dégâts. Aujourd’hui, pour mieux s’adapter aux effets du changement climatique, ces états réclament le déblocage de financements internationaux pour préparer leurs économies et leurs infrastructures au changement climatique. Durant son discours d’ouverture, Ban Ki-moon a aussi appelé à la mobilisation du reste de la communauté nationale pour « ratifier le plus rapidement possible » pour soutenir ces pays insulaires. « Les plus pauvres et les plus vulnérables ne doivent pas faire les frais d’un problème qu’ils n’ont pas créé ». Les deux conditions nécessaire à l’entrée en vigueur étant d’être ratifié par 55 pays au moins, responsables d’au moins 55% des rejets mondiaux.

 

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