Innovation Outre-mer : Job Y, la solution réunionnaise d’accompagnement à la recherche d’emploi

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Grâce à sa Start-up Job Y, Ingrid Violeau a remporté le 1er Prix du Concours de création d’entreprises de la Technopole ©DR

1er Prix du Concours de création d’Entreprises 2019 de la Technopole Réunion, la start-up Job Y est la solution innovante et réunionnaise qui accompagne les chercheurs d’emplois. Fondée par Ingrid Violeau, originaire de Vendée et Réunionnaise d’adoption, Job Y utilise plus précisément le jeu pour dédramatiser la recherche d’emploi et mieux accompagner les chercheurs. INTERVIEW. 

Outremers360 : Vous avez gagné le 1er Prix du Concours de Création d’Entreprises de la Technopole avec Job Y. Pourriez-vous nous expliquer votre projet ? La mission de votre start-up Job Y ? 

Ingrid Violeau : Job Y (Y pour Job Yourself qui se prononce donc « Job why » car le Y en Anglais se prononce « why ») est une solution innovante d’accompagnement à la recherche d’emploi. C’est une méthode holistique transmise de façon hybride par deux outils : 1/ un game de type escape game virtuel qui permet aux chercheurs d’emploi d’être acteurs de leur démarche, de devenir autonomes et de se professionnaliser car le jeu dédramatise l’activité ; 2/ des accompagnements physiques, en collectif et personnalisés qui permettent de rompre l’isolement, d’être accompagnés par des professionnels de l’insertion, de s’identifier à d’autres chercheurs d’emploi et de créer un réseau.

Comment en avez-vous eu l’idée ? 

J’ai longtemps été CIP et je trouvais qu’en insertion, on était bons pour l’élaboration des projets professionnels, pour l’orientation vers les structures idoines (centre de formation ou autres) mais qu’en revanche, au moment où les publics étaient « prêts », c’est-à-dire, formés à un métier, avec plus ou moins d’expérience et donc à la recherche active d’un emploi, ils se retrouvaient souvent seuls et plutôt démunis. Ayant repris mes études à 41 ans (un master d’ingénierie de formation), j’en ai fait mon objet de recherche scientifique et j’ai modélisé la méthode innovante.

©DR

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Que souhaitez-vous apporter à votre île grâce à Job Y ? 

Je souhaite que les chercheurs d’emplois à La Réunion sachent qu’ils comptent et qu’on travaille dur pour les accompagner. Je souhaite aussi que La Réunion puisse être fière de ses talents ! Il y a sur le territoire des gens qui ont des idées merveilleuses (entre autres mes co-finalistes que je remercie d’avoir été si talentueux, ma victoire n’en est que plus savoureuse !). La Réunion est un vivier de talents et je veux porter haut ses couleurs. Job Y a aussi vocation à s’exporter bien sûr. C’est un gros investissement, il ne peut rester qu’en local. J’envisage de le faire vivre aussi en Métropole et à l’international. La Réunion ne pourra qu’en être encore plus fière.

Que représente ce prix pour le développement de votre entreprise ? Que pourrait-il vous apporter ? 

Ce prix est un tremplin ineffable ! Depuis 10 jours je suis en contact avec un très grand nombres de personnes que je n’aurais pas rencontrées facilement sans lui. Il m’ouvre des portes et me fait ainsi gagner beaucoup de temps. Il me permet de rencontrer les bonnes personnes grâce auxquelles le projet va concrètement devenir une entreprise, au service du territoire. On passe très clairement dans une autre dimension.

Quelles sont les prochaines étapes pour le développement de Job Y ? 

Tout d’abord, nous avons officiellement repris la recherche scientifique le 1er juillet avec le laboratoire IRISSE au Tampon. Il s’agit de continuer à affiner la méthode (déjà très opérationnelle) afin de la rendre encore plus adaptée aux besoins des différents publics en recherche d’emploi. Ensuite, la prochaine étape primordiale sera l’intégration à l’incubateur régional de la Technopole si le dossier est admis en commission. Cette intégration m’assure un accompagnement dont j’ai besoin, je ne peux mener cette création seule. Elle m’apporte aussi le financement de certaines prestations comme une étude de marché, une stratégie marketing et le développement du jeu (support de la méthode). Sans ces financements, je n’ai pas les moyens de payer ces prestations. Enfin, viendront les phases de démarchage commercial. Il y a déjà des structures très intéressées, c’est de très bon augure !

Pourriez-vous nous raconter un peu votre parcours ? 

J’ai 44 ans, je suis originaire de Vendée (Noirmoutier), j’ai 2 enfants de 14 et 16 ans que j’élève seule depuis toujours. Après le lycée j’ai choisi de voyager. Je voulais rencontrer des gens, découvrir des cultures différentes et apprendre des langues étrangères. J’ai ainsi vécu 2 1/2 ans en Autriche, puis 1 an en Espagne et j’ai passé 6 mois entre la Guyane et le Venezuela et bien sûr j’ai visité de nombreux pays européens. En 1999, j’ai rencontré un Réunionnais que j’ai épousé et avec qui je suis venue vivre à La Réunion. Après notre divorce, je suis repartie vivre en Vendée avec mes enfants. J’ai entamé une carrière dans la Fonction Publique Territoriale en tant que Conseillère à l’emploi, puis RH, puis chargée de communication. En 2014 j’ai décidé de revenir vivre à La Réunion à laquelle je suis très attachée (mes enfants sont Réunionnais). J’ai retrouvé le monde de l’insertion professionnelle.

©DR

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Ne m’épanouissant plus en tant que salariée, j’ai décidé de reprendre mes études avec un master d’ingénierie de formation au Tampon lors duquel j’ai développé la méthode. Durant ces 2 années d’étude, j’en ai profité pour me faire certifier 1/ comme coach professionnelle et 2/ comme formatrice experte du projet Voltaire (orthographe). J’avais pour projet de devenir formatrice indépendante et ainsi créer le job de mes rêves. J’ai donc créé mon organisme de formation Rebondir, c’est aujourd’hui mon activité. J’interviens en orthographe bien sûr (je suis la seule formatrice ultramarine recommandée par le projet Voltaire) et dans l’accompagnement et la formation : préparation concours, RH, social média. Je fais aussi de la prestation de relecture / correction de tous types d’écrits (rapport, mémoire, manuscrit…). Je suis également marraine bénévole à la Mission Locale Sud. Job Y vient en plus de ces activités professionnelles et sera l’objet d’une 2nde création d’entreprise.

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