De retour à l’Assemblée, Lénaick Adam (LREM) appelle le gouvernement à « aller vite » pour la Guyane

No Comment

 Le député LREM Lénaïck Adam a appelé mardi le gouvernement à « aller vite » pour « la pleine effectivité » de l’accord de Guyane, pour marquer son retour à l’Assemblée deux jours après sa réélection, saluée d’une standing ovation de la majorité.

L’élu de la 2ème circonscription guyanaise, auquel le président de l’Assemblée nationale François de Rugy (LREM) s’est dit « heureux de souhaiter la bienvenue », était le premier du groupe majoritaire à poser une question au gouvernement, une coutume dans un tel cas.
Au Premier ministre Edouard Philippe, Lénaïck Adam a demandé d' »aller vite » pour « la pleine effectivité » et la « concrétisation » des « accords de Guyane », notamment après « une campagne très dure » et « une agitation électorale perturbatrice ». « Le 28 mars 2018, nous voulons l’aboutissement d’une révolution guyanaise, envoyez-nous un signal fort pour éviter le retour aux barricades », a aussi plaidé ce député LREM, qui l’a emporté dimanche au second tour d’une législative partielle par quelque 200 voix sur Davy Rimane, soutenu par la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon.

Le Conseil constitutionnel avait annulé son élection de juin en relevant une absence d’assesseurs dans deux des trois bureaux de vote de la commune de Maripasoula, après un recours de Davy Rimane. Sur l’accord de Guyane, le locataire de Matignon s’est voulu rassurant, déclarant notamment que son « gouvernement a confirmé l’engagement qui a été pris au nom de l’Etat » et que « le budget 2018 tel qu’il a été conçu offre les traductions concrètes du respect par l’Etat de la parole donnée ».

L’Etat « avance » et « agit » en Guyane, avait déjà assuré Edouard Philippe le 20 février au Sénat, en réponse à l’élu guyanais Georges Patient (LREM) sur l’avancement de l’accord signé en avril 2017 après plus de cinq semaines d’un mouvement social d’ampleur qui avait paralysé le territoire. Comme promis par Emmanuel Macron lors de son déplacement en Guyane fin octobre, le Premier ministre avait notamment annoncé qu’y serait expérimentée, « à compter de juin prochain, la réduction des délais d’instruction des demandes d’asile ».

Avec AFP

Lire aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publié. Les champs obligatoires sont précisés (obligatoire)

Pas de commentaires pour le moment