Attentats de Paris : L’état d’urgence étendu à une partie des Outre-mer

No Comment

Jusqu’ici en plan « Vigipirate renforcé », une partie des outre-mer a été déclarée en état d’urgence hier, mardi 17. Seules les Collectivités du Pacifique et Saint-Pierre et Miquelon resteront à l’état de « Vigipirate renforcé ».

Dès le lendemain des tragiques attentats de Paris, le territoire national et la Corse sont en état d’urgence. Dès lors, la totalité des Outre-mer entrent en plan « Vigipirate renforcé ». Lundi 16, devant le Congrès, François Hollande confirme le souhait de prolonger l’état d’urgence de 3 mois, à l’issue d’un vote du Congrès. Pour l’heure, l’état d’urgence dure 12 jours, depuis samedi. Pour les Outre-mer, rien ne change, c’est « Vigipirate renforcé », Georges Pau-Langevin explique, « la menace terroriste est moins forte dans les Outre-mer que dans les capitales européennes ». Sauf que, depuis mardi matin, l’actualité rattrape l’Outre-mer. Dimanche, trois Syriens sont arrêtés avec de faux passeports sur l’île Saint-Martin. Plus tard, on apprend que Fabien Clain, un réunionnais, aurait été reconnu sur la vidéo de revendication des attentats. Une nouvelle qui secoue l’île.

Georges Pau-Langevin a annoncé l'état d'urgence étendu à une partie des Outre-mer ©MaxPPP

Georges Pau-Langevin a annoncé l’état d’urgence étendu à une partie des Outre-mer ©MaxPPP

Mardi soir, le gouvernement a pris la décision d’élargir l’état d’urgence aux Outre-mer, mais pas tous : la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, la Réunion, Saint-Martin et Saint-Barthélemy sont concernés. La mesure a notamment été réclamée par plusieurs élus d’Outre-mer comme Paul Virapoullé (Réunion), le Conseil représentatif des français d’Outre-mer (CREFOM), Gabriel Serville (Guyane) ou encore Jean-Philippe Nilor (Martinique). Pour rappel, l’état d’urgence permet d’interdire la circulation des personnes et d’instituer des zones de protection, de procéder à des perquisitions, d’interdire réunions ou manifestations, d’assigner à résidence et d’ordonner la remise d’armes et de munitions. De nombreuses fêtes populaires antillaises comme le Carnaval des Antilles sont menacées. Les Outre-mer du Pacifique, Calédonie et Polynésie, ainsi que Saint-Pierre et Miquelon restent au stade « Vigipirate renforcé », « au regard de leur spécificités géographique ».

Lire aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publié. Les champs obligatoires sont précisés (obligatoire)

Pas de commentaires pour le moment

ARTICLES POPULAIRES