Voile : la Tahiti Pearl Regatta, un rêve tropical qui profite à l’économie

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Les voiliers navigants dans le lagon de l’île de Tahaa (droite), avec en arrière plan, la silhouette de Bora Bora ©Tor Johnson

Trente-deux voiliers ont pris jeudi le départ de l’une des plus belles courses du monde, autour des îles de Raiatea, Tahaa et Bora Bora, en Polynésie française. Ces îles de rêve profitent des retombées économiques de la course et attirent tout au long de l’année les plaisanciers.

Depuis jeudi et jusqu’à aujourd’hui, les bateaux s’affrontent chaque jour sur un parcours technique, dans les éblouissants lagons des Îles Sous-le-Vent, puis sur une course au large. Treize autres voiliers suivent la course sans la disputer. Le fleuron touristique de la Polynésie française, Bora Bora, située dans le sous-archipel des Îles Sous-le-Vent, draine une bonne partie des touristes qui visitent la Polynésie française (183.000 l’an passé). Mais pour atteindre 500.000 touristes en 2020, il faudra augmenter la capacité d’hébergement et développer le tourisme de niche. La voile en fait partie. Au sud de l’océan Pacifique, cette collectivité française est parvenue à attirer 675 navires dans ses eaux en 2015, selon la gendarmerie. 2.631 amoureux de la mer, parfois partis pour un tour du monde, ont largué les amarres en Polynésie. Un chiffre qui augmente peu, et qui représente 1,5% du nombre total de touristes en Polynésie cette année-là. Les plaisanciers dépensent moins au quotidien qu’un touriste traditionnel, mais ils restent beaucoup plus longtemps : en 2015, 53% des voiliers de passage sont restés plus de 90 jours en Polynésie, selon une étude de Tahiti Tourisme. Toujours selon cette étude, chaque navire dépense en moyenne 8.400 euros en Polynésie.

Les voiliers de la Tahiti Pearl Regatta aux portes de l'île de Bora Bora ©Tahiti Pearl Regatta

Les voiliers de la Tahiti Pearl Regatta aux portes de l’île de Bora Bora ©Tahiti Pearl Regatta

Yachts luxueux

Seize sociétés proposent aussi des vacances à bord d’un voilier, avec ou sans skipper. Les yachts les plus luxueux mettent à disposition les services de cuisiniers, d’hôtesses, et même de moniteurs de surf et de plongée, pour près de 4.000 euros par jour. Si l’on additionne les retombées économiques de toutes les formes de tourisme liées à la voile, elles représentent « près de 25 millions d’euros en Polynésie par an », assure à l’AFP Stéphane Renard, coordinateur de la Tahiti Pearl Regatta. Selon lui, « en dehors de la perle, le tourisme nautique dans son ensemble rapporte 5 à 10 fois plus que chacune de nos filières à l’export ». En quatre jours, la Tahiti Pearl Regatta rapporte à elle seule chaque année plus de 250.000 euros aux Îles Sous-le-Vent. Les organisateurs de la TPR rêvent maintenant d’une course transpacifique, d’Est en Ouest ou des Etats-Unis vers Tahiti, voire jusqu’à la Nouvelle-Zélande. En attendant, ils ont loué les services d’ASO, société de production spécialisée dans les grands événement sportifs, comme le Tour de France ou le Dakar. Grâce au soutien financier du ministère polynésien du tourisme, les images seront mises à disposition des télévisions du monde entier.

Les îles de la Polynésie, terres de grands navigateurs

De grands noms de la voile se sont installés en Polynésie. Olivier de Kersauson vit une partie de l’année à Moorea. Laurent Bourgnon, disparu l’an dernier lors d’une plongée dans l’archipel voisin des Tuamotu, était jusqu’ici le parrain de la Tahiti Pearl Regatta. Le nouveau parrain est l’enfant du pays Billy Besson, quadruple champion du monde de Nacra 17, un catamaran de sport. Il est, avec sa partenaire Marie Riou, la principale chance de médaille pour un Polynésien aux Jeux Olympiques de Rio.

Avec AFP.

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