Tourisme en Outre-mer : Inès Bouchaut-Choisy, présidente du groupe Outre-mer présente son avis “ Promouvoir le Tourisme durable dans les Outre-mer”

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Lors d’une séance plénière dédiée aux Outre-mer, le CESE a adopté ce 28 mars l’avis intitulé « Promouvoir le Tourisme durable dans les Outre-mer ». Elaboré par la rapporteure Inès Bouchaut-Choisy qui a dressé les différentes pistes pour la mise en place d’un modèle de tourisme durable dans les territoires ultramarins.

Adopté à 173 voix et deux absentations, le CESE s’est ainsi prononcé en faveur d’un tourisme durable et économiquement viable, qui répond aux défis environnementaux et climatiques, en tenant compte de ses impacts actuels et futurs. “Le but de cet avis n’est pas d’opposer le tourisme durable et le tourisme balnéaire mais ce dernier modèle a atteint ces dernières années ses limites. Aujourd’hui, les Outre-mer ont une double responsabilité: protéger ces patrimoines uniques tout en adaptant l’économie touristique vers des principes de durabilité”, souligne Inès Bouchaut-Choisy.
Face à une concurrence régionale très forte et ayant subi plusieurs crises (Chikungunya à la Réunion, crise requin, mouvements sociaux aux Antilles), le secteur touristique a du mal à tirer profit des flux touristiques mondiaux.

Selon Inès Bouchaut-Choisy, les Outre-mer regorgent d’innombrables atouts pour assurer la pérennité du tourisme durable. “Les Outre-mer comptent 3 sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO (le Parc National de La Réunion, le lagon de Nouvelle Calédonie et le temple à ciel ouvert de Polynésie).Ces régions ont chacune disposent d’une identité naturelle, historique, culturelle et humaine.”

S’appuyant sur l’expertise de la politique du Costa-Rica en la matière, le CESE propose sept préconisations. Selon l’institution, il est nécessaire de mettre l’identité des territoires au cœur des stratégies du tourisme différenciées pour chaque collectivité, Réorienter le modèle vers le tourisme durable dans les Outre-mer suppose une volonté politique forte, une large participation des acteurs/actrices concerné.e.s et une dynamique collective, réformer le modèle ultramarin nécessite de mettre en place des outils d’analyse, d’anticipation et de promotion des flux touristiques, mettre l’accent sur la formation, impliquer la population au développement durable par la découverte de la biodiversité et mettre en place le financement et les incitations permettant la transition.

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