Tourisme en Outre-mer: A Nouméa, la croisière a le vent en poupe

Tourisme en Outre-mer: A Nouméa, la croisière a le vent en poupe

A Nouméa, capitale de la Nouvelle-Calédonie, le tourisme de croisière a le vent en poupe. Néanmoins, il reste beaucoup de travail, notamment dans l’accueil, avant d’en faire un secteur de l’économie touristique stable et conséquent.

Les bateaux de croisières représentent un tiers des « touchers de navires » dans le port autonome de Nouvelle-Calédonie. Pour ce mois de juillet, le port attend pas moins d’une dizaine de paquebots, dont chaque accostage lui rapporte 20 950 euros. En 2013, la capitale a accueilli 265 paquebots et en 2015, environ 450 000 croisiéristes. Néanmoins, il s’agit là d’un potentiel qui reste à être optimisé. En effet, les croisiéristes ne résident sur place qu’une journée durant laquelle ils ont peu de frais, même s’ils vont dans le Sud, sur le lagon, au Phare Amédée, louent des voitures, achètent des curios ou encore, prennent des bus. Les professionnels s’organisent donc pour inciter les passagers à consommer et surtout, à les guider à travers la ville en leur proposant des excursions avant même leur débarquement. Pour l’entreprise qui offre des balades en petit train à travers Nouméa, le tourisme de croisière représente « 70% de son chiffre d’affaires, 16 emplois directs et 35 emplois induits« . En 2015, le tourisme de croisière a rapporté 59 millions d’euros, selon une agence maritime de Nouméa. Un chiffre qui pourrait être décuplé si la capitale calédonienne devenait une tête de pont, autrement dit, un point de départ pour les croisières dans le Pacifique. Ce qui aurait un impact économique plus important, puisque les croisiéristes y resteraient plus longtemps.

 

Sur 57 destinations dans la Pacifique, Nouméa se hisse, pour l’heure, à la 54ème place. Néanmoins, Lifou et l’île des Pins apparaissent dans le top 10. Face à une crise du nickel durable et conséquente pour l’économie calédonienne, le Caillou cherche à actionner d’autres leviers économiques. Jusque là marginale, l’économie touristique apparaît alors comme un potentiel considérable. Pendant longtemps limitées à 100.000 visites annuelles, d’ailleurs rarement atteintes ces dernières années, les prévisions affichées par la Calédonie sont désormais de 120, voire 130.000 visiteurs par an. En 2015, la Nouvelle-Calédonie enregistre 113 951 touristes de séjours, soit un bond de 6% comparé à 2014. A ce chiffre s’ajoute celui des croisiéristes qui s’élève à 437 257 passagers la même année. Le tourisme de croisière devrait donc prendre toute sa place dans ces ambitions.