Polynésie française : L’économie bleue à la loupe

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Une conférence sur l’économie bleue a été organisée mardi matin en Polynésie française par l’Agence française de développement, l’Institut d’émission d’Outre-mer et l’Institut de la statistique en Polynésie française. Réunies sous la bannière du CEROM, les trois institutions se sont penchées sur son poids dans l’économie polynésienne et les principaux axes pour développer l’économie bleue.

Organisée mardi matin à l’Intercontinental Tahiti, la conférence a réuni tous les acteurs du secteur de l’économie bleue. La conférence a débuté par un état des lieux dressé par l’Institut de la statistique en Polynésie française (ISPF) : transport maritime, construction et réparation de navires, construction d’ouvrage maritime, activités portuaires, aquaculture et pêche. Selon l’ISPF, le chiffre d’affaire déclaré du secteur s’élève en 2015 à 336 millions d’euros, « principalement engendrés par les transports maritimes (27%) et l’activité portuaire (22%) » rapporte Radio 1 Tahiti. En augmentation de 8% par rapport à 2014, l’économie bleue emploie 4900 personnes et suscite donc un intérêt grandissant chez les acteurs de l’économie polynésienne. Néanmoins, l’économie bleue ne représente que 7% de l’économie totale polynésienne. Selon le directeur de l’ISPF Fabrice Breuilh, la part de l’économie polynésienne est bien en dessous des capacités et du potentiel maritime de la Polynésie française. Elle pourrait atteindre les 15% dans les prochaines années.

Concernant la pêche, le gouvernement polynésien préparerait un schéma directeur de la pêche hauturière sur les dix prochaines années. Un schéma qui devrait voir le jour en décembre prochain et l’un de ses objectifs serait « d’accompagner les professionnels de la pêche dans l’augmentation de la flottille polynésienne ». Ainsi, des mesures d’incitation à l’investissement local et un dispositif de défiscalisation renforcée dans les deux prochaines années. Le ministre polynésien en charge de l’économie bleue Teva Rohfritsch, a également indiqué que le gouvernement de la Polynésie française misera sur le label de pêche durable MSC (Marine Stewardship Council) afin de faciliter l’exportation des produits de la pêche polynésienne.

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