Polynésie française: China Railway signe un mémorandum sur les énergies vertes

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©Tahiti-infos

Samedi soir à Papeete, le gouvernement de la Polynésie française et les représentants du China Railway International Group ont signé un mémorandum sur les énergies vertes. Le groupe chinois va produire des études dont les résultats devraient être rendus publics d’ici six mois.

Zijian Wang, vice-président du China Railway International Group (CRIG) était en Polynésie française, accompagné d’une délégation, afin de signer un mémorandum sur les énergies vertes avec le gouvernement polynésien. « Le protocole d’accord signé porte sur les énergies renouvelables car China Railway a une branche importante en matière d’énergie renouvelable notamment en matière d’hydroélectricité et de solaire », a expliqué Edouard Fritch, Président de la Polynésie au site Tahiti-infos. « Ils ont souhaité signer un accord pour continuer à faire les études et voir la faisabilité des opérations. Ce sera un long processus », a-t-il précisé. La signature du document s’est déroulée samedi soir à Papeete, à l’occasion de la Fête nationale chinoise.

Le CRIG n’est pas tout à fait inconnu en Polynésie française. Le groupe faisait partie du consortium chinois qui avait signé en décembre 2015 avec le gouvernement polynésien, un protocole d’accord pour le financement du Tahiti Mahana Beach. Néanmoins, au 30 juin 2016, date butoir pour l’apport des fonds nécessaires pour le financement du projet, sa construction, et son exploitation pour les 70 ans à venir soit environ 2,3 milliards d’euros, le consortium n’avait pas réuni la caution nécessaire exigée par le gouvernement polynésien. Toutefois, ce sont les groupes Recas Global Limited et R&F Properties qui auraient fait défaut, en non le CRIG.

Le mémorandum signé ce samedi à Papeete s'inscrirait dans une stratégie plus gloable, avec en ligne de mire, le projet Tahiti Mahana Beach ©DR

Le mémorandum signé ce samedi à Papeete s’inscrirait dans une stratégie plus globale, avec en ligne de mire, le projet Tahiti Mahana Beach ©DR

Teiva Raffin, représentant CRIG en Polynésie française assure que le groupe est dans une « stratégie d’ensemble ». « Ils sont convaincus que pour développer le tourisme, il faut développer les infrastructures. Ils sont conscients que le Mahana Beach est la base de tout ce raisonnement. Nous sommes donc obligés de réfléchir à une structure aéroportuaire et à l’aménagement, parce qu’il faut que les éléments structurants puissent grandir parallèlement », poursuit-il en ajoutant que pour « vendre une destination telle que le Mahana Beach, l’idée c’est de positionner le projet dans le green développement. Les énergies renouvelables viennent appuyer cette politique marketing ».

Loin donc d’abandonner le projet Tahiti Mahana Beach, le groupe chinois souhaite « un projet basé sur la valorisation de la culture polynésienne en relation avec la pointe Tata’a », souligne Teiva Raffin, « on va faire une proposition concrète dans les prochaines jours avec des acteurs locaux et internationaux. Ils sont convaincus qu’il y a beaucoup de choses à faire et qu’il faut développer le tourisme en Polynésie française ». Si le montant des investissements ne sont pas encore connus à ce jour, Teiva Raffin parle de « très, très gros montants ». « Quand China Railway se déplace, c’est pour quelque chose de concret, sinon elle ne se déplace pas ».

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