Pêche thonière dans l’Océan Indien : Sept pays de la région réunis pour l’avenir de la filière

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La délégation française présente à cette réunion de la Commission de l’Océan Indien ©COI

Une trentaine de pêcheurs et de représentants des autorités de l’Union des Comores, de la France (La Réunion), du Kenya, de Madagascar, de Maurice, des Seychelles et de la Tanzanie se réunissent, à partir de ce lundi 5 février sur l’île Maurice, pour discuter ensemble de l’avenir de la pêche thonière côtière.

Cette rencontre vise notamment « à augmenter l’investissement dans le secteur de la pêche thonière côtière est organisée par la Commission de l’océan Indien, à travers son programme SmartFish financé par l’Union européenne », indique la Commission de l’Océan Indien (COI) dans un communiqué. « A la Commission de l’océan Indien, nous sommes persuadés que la pêche thonière côtière constitue un levier de croissance durable et d’emplois pour tous nos pays. C’est pourquoi la COI, avec l’appui de l’Union européenne, organise ce rendez-vous inédit qui nous permettra de débattre des moyens et des besoins pour le développement de ce secteur de l’économie bleue », a déclaré Luc Ralaimarindaza au cours de la cérémonie d’ouverture de cet atelier.

Délégation Seychelloise ©COI

Délégation Seychelloise ©COI

« La pêche tient une place prépondérante dans les petits Etats insulaires en développement comme le nôtre », a rappelé Prem Koonjoo, Ministre mauricien de l’Economie océanique, des Ressources marines et de la Pêche. « La durabilité des ressources halieutiques est essentielle au bien-être des océans et à l’activité économique de la région », a souligné, de son côté, Marjaana Sall, Ambassadeur de l’Union européenne pour la République de Maurice et des Seychelles, expliquant ainsi l’engagement pris par l’aide au développement européenne à soutenir les initiatives régionales en faveur de l’Objectif de développement durable n°14.

Délégation de l'île Maurice ©COI

Délégation de l’île Maurice ©COI

Au cours de ces trois jours de réunion « intensive et multidisciplinaire », les experts des sept Etats représentés vont dresser « un inventaire de leurs pêcheries de thonidés ». « Ils vont également examiner les causes profondes des résultats mitigés du déploiement de DCP au bénéfice des pêcheries côtières par les agences régionales et internationales », poursuit la COI. « Il s’agira, au final, d’identifier les moyens nécessaires, en matière d’innovations, d’investissements, de financements et de marketing, au développement de la pêche thonière côtière qui constitue une filière de croissance pour les communautés de ces pays ».

Délégation de Madagascar ©COI

Délégation de Madagascar ©COI

Pour rappel, le thon figure aujourd’hui parmi les espèces les plus importantes économiquement au niveau mondial. Les communautés de pêche côtière se servent des dispositifs de concentration de poissons (DCP), utilisés depuis des siècles pour pêcher le thon et les espèces apparentées.  L’océan Indien est une importante zone de pêche pour le thon listao, le thon jaune et le thon obèse, appelé également albacore.

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