Octroi de mer en Guyane: La CTG lance un projet de révision de l’octroi de mer, crainte de certains socioprofessionnels

Octroi de mer en Guyane: La CTG lance un projet de révision de l’octroi de mer, crainte de certains socioprofessionnels

© CTG

La Collectivité Territoriale de Guyane (CTG) a présenté le 22 janvier lors d’une conférence de presse son projet de révision du tarif général de l’octroi de mer (TGOM).

Après plusieurs décennies sans réelle évolution, la Collectivité territoriale de Guyane représentée par son 2ème vice-président délégué au développement économique et à la fiscalité Denis Burlot, présentera en Assemblée de Guyane son projet de révision de la taxe d’octroi de mer. Pour la collectivité, il s’agit à la fois de « favoriser la consommation de Produits Locaux, améliorer le pouvoir d’achat des ménages, accompagner les entreprises guyanaises, préserver les recettes des collectivités et créer un nouveau levier pour le développement économique». Pour cela, la CTG prévoit une baisse significative de l’octroi de mer sur l’eau potable avec une réduction de la taxe qui passe de de 4,50% à 3%, sur les produits de consommation courante comme les céréales et les pâtes alimentaires, les produits d’hygiène. Enfin une baisse de l’octroi de mer de 23% à 20% sera effectuée aussi sur les véhicules automobiles.

Pour réussir cette révision, la collectivité a entamé des discussions depuis novembre 2019 avec les acteurs du terrain: à savoir les chambres consulaires, les organisations professionnelles, les associations de consommateurs. Une révision qui a été accueillie de manière diverse. Pour Ernest Prévost,le président de l’association des moyennes et des petites industries, cette révision est une bonne nouvelle pour le secteur. « L’industrie est embryonnaire car on voit qu’en face il y a un développement important de l’importation, alors que nous avons des espaces, et des jeunes motivés qu’il faut accompagner », a-t-il déclaré à Guyane la 1ere

Au contraire, la présidente de la chambre de commerce et d’industrie Carine Sinai-Bossou craint pour sa part, une hausse des coûts. « Il n’est pas certain que tous les chefs d’entreprises puissent supporter cette augmentation des prix des matières premières, surtout dans le secteur du BTP. Il y aura une augmentation des coûts de la matière première qui affectera le coût de la création des lycées, des bâtiments, des futurs écoles».

Le projet de révision du TGOM sera soumis aux élus de l’Assemblée de Guyane le lundi 27 janvier 2020. «Une fois le projet voté et les nouveaux tarifs entrés en vigueur, des consultations périodiques auprès des professionnels sur les effets de la mise en oeuvre seront programmées et des ajustements pourront être effectués», précise la collectivité territoriale de Guyane.