Nickel: Statu quo à Koniambo Nickel

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Le Comité d’entreprise extraordinaire organisé ce vendredi par la direction de Koniambo Nickel (KNS) a abouti à un statu quo entre les élus du CE, représentants des syndicats et la direction.

« Dès qu’on donne un avis, la société peut acter un licenciement économique » a expliqué Norman Leconte, secrétaire du CE de KNS et représentant du syndicat Solidarité NC. « On veut attendre que l’expert comptable arrive, qu’il fasse son travail et il va pouvoir nous guider, nous faire savoir s’il y a pas un moyen de faire des économies ailleurs que sur les employés ». Les élus du CE ont donc « botté en touche » afin de retarder la suppression de 140 emplois annoncé en note interne par la direction de KNS. L’avenir de l’usine du Nord reste suspendu à la décision de l’actionnaire et financier suisse Glencore, attendue en novembre. En attendant, les partenaires sociaux, qui estiment injustifiée la suppression de 140 emplois, demandent l’avis de deux cabinets indépendants avec procédure d’alerte enclenchée.

« Un cabinet d’expertise a été missionné pour ce projet de licenciement économique » a confié de son côté Yvannick Naser, membre du CE et représentant du syndicat Soenc Nickel. « Il sera certainement plus réactif sur le sujet et on aura un autre expert missionné pour le droit d’alerte ». L’autre étape aura lieu mardi avec la décision du référé contre le plan de licenciement économique. En attendant, Syndicats et direction de KNS ont convenu de se revoir régulièrement dans les instances de l’entreprise.

La centrale électrique de la SLN présentée fin novembre au Parlement

Toujours au volet nickel, la future centrale électrique de l’usine SLN (Eramet) sera présentée fin novembre au Parlement. Cette centrale électrique devrait vraisemblablement utilisé le gaz comme combustible plutôt que le charbon. Avant ce passage devant le Parlement, les experts de l’Etat doivent rendre leur rapport dans une quinzaine de jours, »pour savoir si oui ou non le gaz est un bon combustible » explique le député Philippe Gomes. « A Enercal, nous avons réactualisé une étude mené en 2010 sur la centrale au gaz. Donc tous les éléments seront dans les mains du gouvernement pour que la garantie de l’Etat soit apportée au financement du projet dès lors que le projet de loi finances sera adopté en fin novembre ». A noter qu’une centrale au gaz est plus respectueuse de l’environnement, coûte deux fois moins cher en termes de construction qu’une centrale au charbon, mais plus coûteuse en termes d’entretien et de fonctionnement.

©sln.nc

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« Ce projet doit apporter plusieurs choses: d’abord un avantage compétitif pour la SLN (…) et il faut que notre entreprise puisse avoir le coût de revient le plus bas possible. Et puis un avantage environnemental et sanitaire, puisque la centrale actuelle n’est pas un modèle par rapport aux normes européennes » précise le député. Si ce projet est approuvé par le Parlement, la centrale au gaz devrait remplacer celle au fuel en 2021 pour un coût estimé à 60 milliards de francs pacifique (environ 503 millions d’euros).

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