Nickel: L’usine Vale, au sud de la Nouvelle-Calédonie, va-t-elle fermer ?

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L’usine de l’industriel brésilien Vale, à Goro, au sud de la Nouvelle-Calédonie ©Province-sud.nc

En novembre dernier, le Crédit Suisse avait évoqué la possible « mise sous cocon » de l’usine Vale à Goro, au sud de la Nouvelle-Calédonie. L’industriel brésilien est notamment affaibli par la crise économique qui frappe le Brésil.

« Le site industriel de Goro serait mis en veille en raison de ses coûts de production très élevés et de flux de trésorerie négatifs », indiquaient les analystes du Crédit Suisse en novembre 2015. Depuis, Jennifer Maki, responsable des métaux chez l’industriel brésilien Vale, assurait: « Nous sommes en train d’analyser toutes les options pour la Nouvelle-Calédonie ». Bien que Vale ne soit plus une entreprise gérée par l’Etat brésilien, celle-ci souffre de la situation économique du pays, la plus mauvaise de son histoire soulignent les spécialistes. D’autant que l’industriel est sous le coup d’une condamnation à une amende d’environ 50 milliards d’euros (6 000 milliards de francs pacifique) en réparation des dommages causés par la catastrophe de Rio Doce. Néanmoins, les experts ont salué le procédé innovant développé à l’origine par Inco et devant permettre la production d’un nickel d’excellente qualité a prouvé sa fiabilité, rapporte le Nouméa Post. Un acquis que souhaite conserver Vale, tout comme les gisements de Goro.

Fermeture ou compétitivité ?

Parmi les options « sur la table » des négociations: la « mise sous cocon », autrement dit, la fermeture du site avec maintenance sur plusieurs années. Il s’agit là de l’option la plus redoutée par les autorités calédoniennes, en terme d’emplois notamment, au moment où la Nouvelle-Calédonie sort doucement et difficilement de la crise mondiale du nickel. L’autre option, la plus viable pour l’économie calédonienne, est la poursuite de la réduction des coûts de production et donc, de la politique de compétitivité du gouvernement calédonien. Un effort partagé par les équipes de l’usine de Goro et ses sous-traitants. Les responsables de Vale ont indiqué que la décision finale sera prise courant septembre, avant que les financiers de l’industriel finalisent les projets budgétaires 2017 de Vale.

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