Nickel calédonien: L’usine de Vale en sursis ?

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C’est une information des experts du Citi Research publiée par le Metal Bulletin de Londres, que nos confrères Nouvelle-Calédonie 1ère et Les Nouvelles Calédoniennes se sont procuré, ce mercredi 5 juillet. Fabio Schvartsman, patron de l’industriel brésilien Vale depuis fin mai 2017, aurait déclaré son intention de fermer son usine de la province Sud calédonienne, menaçant par ailleurs 3 000 emplois directs et indirects.

« Vale Nouvelle-Calédonie a consommé 1,3 milliard de dollars US au cours des trois dernières années et doit être fermée, selon Fabio Schvartsman », ont observé les experts du Citi Research, banque d’investissements américaine. Depuis le départ, fin mai 2017, de Murilo Ferreira, la maison mère serait en plein examen de ses « actifs à faible rendement », dont Vale NC (Goro Nickel), précisent Les Nouvelles Calédoniennes.

De son côté, Nouvelle-Calédonie 1ère s’est procuré un communiqué de la branche nickel de l’industriel brésilien, basée à Toronto au Canada. « Nous ne commenterons pas l’information reprise par le Metal Bulletin. Vale passe en revue tous ses actifs et opérations avec une attention particulière pour les actifs à faible rendement. Le prix du nickel stagne autour de 9.000 dollars sans indication de reprise à court terme. Cela nous contraint à réévaluer toutes les activités dans le nickel, y compris nos opérations en Nouvelle-Calédonie qui continuent à perdre de l’argent », indique Cory McPhee, Responsable Vale à Toronto.

Coup de pression, cession ou mise en sommeil ?

Les Nouvelles Calédoniennes envisagent trois options d’interprétation des propos du nouveau patron de Vale. En premier lieu, il s’agirait d’un coup de pression visant à susciter la compétitivité. « Sauf que jamais les mots n’ont été aussi puissants depuis la mise en route du projet à Goro. Et que les indicateurs clés, comme le coût de production et le rendement, s’inscrivent maintenant sur une bonne tendance », note toutefois le quotidien calédonien.

Deuxième option: la vente ou la cession, qui « permettrait d’éviter un plan social d’envergure ». Le prix de vente de l’usine Vale en Nouvelle-Calédonie serait estimé entre 2 à 3 milliards de dollars US. Parmi les potentiels acheteurs, les industriels chinois, comme Tsingshan, aurait manifesté leur intérêt pour l’usine de la province Sud.

Troisième et dernière hypothèse: la mise en sommeil de l’usine. « Afin de stopper l’hémorragie financière, l’industriel conserve la propriété du site, mais le place sous cloche, le temps que le cours du nickel remonte à un niveau économiquement acceptable », explique Les Nouvelles Calédoniennes. Une option qui menacerait directement 600 entreprises sous-traitantes en Nouvelle-Calédonie, sans compte les 3 000 emplois, dont 1 350 salariés direct, essentiellement Calédoniens.

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