Mission Outre-mer: Le député de Guyane Gabriel Serville inquiet du financement des mesures prévues par l’accord de Guyane

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Le député guyanais a interpellé Annick Girardin la Ministre des Outre-mer sur l’absence de visibilité sur le financement de certains engagements fixés par les Accords de Guyane  dans le budget 2018 de la mission Outre-mer.

« Où sont passés les engagements pris dans les Accords de Guyane signés en avril dernier ? De nombreux investissements comme le nouveau commissariat de Cayenne ou encore la Cité judiciaire manquent cruellement à l’appel. Les Guyanais devront-ils au final financer eux-mêmes leur plan d’urgence en sacrifiant certains crédits au bénéfice de certains investissements prévus par l’Accord de Guyane ? », interroge le parlementaire lors de l’audition d’Annick Girardin en commission élargie à l’Assemblée nationale sur la mission Outre-mer. Gabriel Serville souligne que la faiblesse des crédits nouveaux pour 2018, par rapport au montant  total prévu par l’accord (1.08 milliard d’euros), laisse supposer qu’une partie du plan d’urgence pour la Guyane ne sera en réalité pas financée à l’aide de crédits nouveaux, mais par le re-fléchage de crédits existants. Une situation que l’élu qualifie de « déshabiller Pierre pour habiller Paul ». 

En guise de réponse, la Ministre des Outre-mer  affirme que la « traduction des Accords de Guyane est une opération pluri-annuelle » et maintient que « les engagements seront tous tenus ». Annick Girardin ajoute que « ces sommes n’ont pas vocation à être dépensées sur une seule annuité ». « Ces sommes ne sont pas engagées sur le seul programme du Ministère de l’Outre-mer car il s’agit d’une participation de l’ensemble des Ministères. ». La Ministre des Outre-mer a précisé que le Plan d’urgence pour la Guyane  sera présenté et mis en ligne sur internet  « pour que chacun puisse suivre ces mesures ». « Cette transparence que je vous dois, je la dois à tous les citoyens. Je souhaite que nous soyons de plus en plus transparents sur les décisions que nous prenons. Je crois qu’il n’y a que comme ça que l’on pourra démontrer que la parole est suivie d’actes », a-t-elle conclu.

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