Médias:  Les salariés du France-Antilles lancent une campagne de financement pour sauver leur journal

Médias: Les salariés du France-Antilles lancent une campagne de financement pour sauver leur journal

En attente de la décision du tribunal de commerce de Fort-de-France sur l’avenir du seul quotidien antillo-guyanais, les salariés du groupe média ont lancé une campagne de financement participatif pour récolter 1 million d’euros.

Rassemblés au sein d’une association «Ensemble pour notre Quotidien», les salariés du groupe France-Antilles appellent à la générosité des lecteurs pour sauver leur activité. « Notre défi c’est de sauver France-Antilles, de continuer à le développer et à le moderniser» précise l’association des salariés de France-Antilles sur la plateforme de financement participatif.

Une disparition du quotidien qui serait très préjudiciable tant au niveau économique que social, selon les salariés. «Le risque, c’est d’être les premiers territoires français sans un journal de presse écrite. Un désert d’information que nous refusons, convaincus que la vitalité d’un territoire se mesure au nombre de ses médias. France-Antilles reste un outil de lien social pour nombre de nos lecteurs et un outil de démocratie». Pour rappel, plus de 240 salariés travaillent au sein de cette structure menacée de disparition.

Pour échapper à la liquidation judiciaire, la somme de 2 millions d’euros est encore nécessaire. Lors de la précédente audience, l’avocat défendant AJR Participations, actionnaire de France-Antilles, a indiqué à RCI « avoir bon espoir d’apporter de bonnes nouvelles à la prochaine audience du 14 janvier prochain.»

Les salariés seront fixés sur leur sort dans une semaine. Créé en mars 1964 à l’occasion de la visite officielle du président Charles de Gaulle en Martinique, le groupe média propose divers publications comme trois quotidiens d’information, Créola, FA le Mag, le 971, le 972 et radio Nostalgie.

Lien pour participer à la campagne de financement participatif