Mayotte : Plus de la moitié des exploitations agricoles sans titre

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Une étude de la Direction de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt (DAAF) portant sur l’évaluation des modes de « faire-valoir » des terres agricoles à Mayotte a été récemment publiée. Ce document fait état que seulement 44% des exploitations agricoles sont régularisées. 

La question du statut des terres agricoles reste un problème majeur pour le secteur agricole mahorais. Une étude menée par la Direction de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt (DAAF) vient soulever une nouvelle fois cette problématique,  bien qu’une amélioration ait été constatée depuis la précédente enquête datant de 2010. Aujourd’hui, seulement  44% des exploitations agricoles possèdent un titre contre 38% en 2010. Mais ce résultat encourageant est contrasté par le nombre de terres agricoles en « indivision ou sous occupation sans titre » encore élevé  malgré une légère baisse de 5% en cinq ans. Les demandes de régularisation sont faibles, de l’ordre de  5% en nombre d’exploitants et en surface selon le Journal de Mayotte. Des statuts qui ne facilitent pas l’installation des jeunes agriculteurs. De plus, ces derniers cumulent d’autres handicaps qui freinent le  développement de leur activité comme la petitesse des parcelles, la difficulté d’accès aux terrains éloignés des lieux de résidence des agriculteurs ou l’insécurité des productions sujettes aux vols. L’agriculture mahoraise traditionnelle est caractérisée par des productions essentiellement vivrières, voire de subsistance car elle fournit une part très importante de l’alimentation de base des mahorais : moins d’1/3 des agriculteurs commercialisent une partie de leur production.

Dans ce secteur peu structuré où 66% des exploitants agricoles n’ont donc aucune visibilité et aucune motivation de développement de leur exploitation. Aujourd’hui, l’enjeu est l’utilisation optimale des fonds européens mais ces fonds restent conditionnés aux exploitations officielles. En 2014, à la suite d’une mission européenne à Mayotte, une enveloppe de  60 millions d’euros a été octroyée pour la période 2014-2020 pour donner un coup de pouce à la filière agricole. La transmission des terres agricoles est une préoccupation. Pour le moment, les pistes de réflexion reposent sur le système de retraite pour céder le foncier aux générations suivantes. Beaucoup d’espoirs se fondent sur la réforme foncière.

 

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